La pluie se fait désirer

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Au malheur des agriculteurs, éleveurs et fermiers, le ciel de ce mois d’avril est des plus stériles de toute l’année. En effet, depuis plus d’un mois, aucune averse n’est enregistrée dans la région. Pis encore, ces derniers jours, le ciel est couvert de brumes sans que les pluies tant souhaitées et attendues de tous, en ce moment crucial de l’année, ne parviennent sur terre. Ce sont ces pluies dont dépend le sort de la récolte de toute une année de travail. D’après des témoignages, le sort de l’agriculture (céréaliculture, en particulier), est lié essentiellement à la pluviosité des deux mois, mars et avril. Les fellahs doivent alors entreprendre les démarches nécessaires pour la moisson et le battage, qui se faisaient naguère manuellement et avec des bêtes. On disait : “Ma Tarâad Di Maghrès, heggui lehwir Iw Sarwet”. Quand au rendement, il dépend du ciel du mois d’avril. A ce sujet, on disait : “Ma Taraâd Di Yvrir, hegguit tisarfin iw sakhzen”, ou encore : “Yevrir in-t Yevrin Ur Vrint”, ce qui veut dire que les épis ne mûriront jamais. On aime aussi raconter l’histoire de “Sidi Seltan” qui voulait savoir ce que vaut sa fille. Et c’était un pauvre paysan qui l’avait le plus convaincu en lui disant : “Votre fille vaut ce que valent les pluies du mois d’avril”.En attendant l’arrivée probable des pluies dans les prochains jours, ce qui permettra une revivification de la faune et la flore, une bonne récolte en céréales et une pâture abondante pour le bétail, certains paysans ont déjà entrepris l’opération du fauchage prématurément.

Farid A.

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