La Dépêche de Kabylie

Belkhadem dément les rumeurs françaises et rassure

Le Président de la République se trouve de nouveau en France pour un contrôle médical, depuis mercredi dernier, a annoncé la présidence de la République, dans un communiqué diffusé jeudi dans l’après-midi. « Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, s’est rendu le 19 avril, à Paris pour un contrôle médical, prévu de longue date, depuis sa sortie de l’hôpital de Val de Grâce », annonce en effet le laconique communiqué de la présidence. Cependant, et comme la nouvelle est tombée en pleine polémique entre l’Algérie et la France sur la colonisation, c’est le chef du Front national, parti français de l’extrême droite xénophobe et raciste, qui a annoncé l’information au moment où il commentait les déclarations de Abdelaziz Bouteflika sur « le génocide identitaire » du colonialisme. Des partis politiques français, notamment de la droite au pouvoir, des députés, des journaux ainsi que des membres de la communauté des pieds-noirs, sont montés au créneau pour, ne pas seulement demander à l’Etat français de réagir aux déclarations du Président Bouteflika, mais aussi de s’opposer à son hospitalisation dans un hôpital français. Du côté algérien, la réaction est venue de Abdelaziz Belkhadem, ministre d’Etat représentant personnel du Président de la République, qui a tenu à rassurer que « la visite entre dans le cadre d’un examen post opératoire normal, prévu depuis la sortie d’hôpital du Président ». Contacté hier après-midi par téléphone, Abdelaziz Belkhadem a tenu à démentir « tout ce qui se raconte » sur l’hospitalisation du chef de l’Etat. « Il n’y a rien de cela », nous a-t-il répondu à la question sur la version des autorités algériennes par rapport aux rumeurs entretenues par des cercles médiatiques de l’hexagone. Le représentant personnel de Abdelaziz Bouteflika n’excluait pas l’éventualité que le Président ait déjà regagné le pays au moment où il nous livrait ses impressions (hier à 16 h 30’). « Il est probable que le Président soit rentré, parce qu’au moment où je vous parle, je ne le sais pas encore », a dit Belkhadem qui ajoute que « les nostalgiques du passé doivent avoir honte du passé colonial de la France en Algérie », en réponse aux politiques français qui s’insurgent contre l’hospitalisation du Président Bouteflika à Paris.

Ali. B.

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