Le 1er avril 2005 à 3 heures, agissant sur renseignements, les éléments de la brigade de Gendarmerie nationale d’Ech Chaïba (Biskra) en service de police sur la route nationale N°46 reliant Biskra et M’sila, au centre-ville de la localité d’Ech Chaïba ont interpellé trois personnes à bord de trois camions dont un camion citerne, transportant 42 000 cartouches de cigarettes étrangères de marques “Gauloises” et “Legend” en provenance de la contrebande.Par ailleurs, et sur information du groupement de Biskra les gendarmes de la brigade de Ben Serour (M’sila) ont à leur tour intercepté un camion citerne transportant une quantité de 13 025 cartouches de cigarettes de marque étrangère. Les réseaux de contrebande sont généralement organisés, dotés d’importantes ressources financières et de moyens roulants et de communication performants et fiables qui leurs permettent de contourner la plupart des dispositifs d’interception et de surveillance. La contrebande est à l’origine de l’amplification de l’économie informelle qui continue d’occuper des espaces de plus en plus larges,au points de marginaliser l’économie structurée et de favoriser l’évasion et la fraude fiscale. Les produits de cette contrebande portent non seulement, un risque certain à la santé publique mais aussi les gains qui en découlent alimentent les activités criminelles organisées. D’ailleurs la connexion trafic de cigarettes et trafic de stupéfiants, a été établie par les services de la Gendarmerie nationale au niveau de la région d’Illizi. L’activité de trafic de cigarettes est dominante à partir des régions d’Adrar, Tamanrasset et Ouargla. En 2002, il a été procédé à la saisie de 35 701 cartouches de cigarettes alors qu’en 2003 et 2004, 40 235 et 45 606 cartouches ont été respectivement saisies. Pour les mois de janvier et février 2005, les unités de la Gendarmerie nationale ont saisi indépendamment des moyens ayant servi au transport, 91 705 cartouches de cigarettes de marque étrangère. Il ne s’agit pas d’une montée en puissance de la criminalité, mais plutôt de l’efficacité du dispositif mis en place, continuellement adapté en fonction des renseignements préalablement recoupés et confirmés.
G. N.
