Cette année, les élèves du lycée Mustapha Ben Boulaid d’Aïn El Hammam ont commémoré le Printemps berbère, non pas par des manifestations de rue mais à l’intérieur de l’établissement, par des activités culturelles et artistiques. Cela fait bientôt une semaine que les organisateurs, en collaboration avec l’administration, se démènent pour réussir ce qu’il appellent « leur fête ». Le 20 Avril étant une journée de grève, les lycéens ont sacrifié les cours du mercredi pour célébrer à leur manière les deux Printemps berbères. A partir de 10 heures, les enseignants et les employés de l’administration ont été invités au réfectoire, transformé en salle de spectacle, pour la circonstance. Après une minute de silence observée à la mémoire des martyrs du Printemps Noir, le proviseur, qui est venu assister à cette fête, a tenu à s’adresser aux élèves. Dans son discours. Il a surtout saisi l’occasion pour les exhorter à travailler pour obtenir de bons résultats en fin d’année. « Ce jour-là, dira-t-il, j’espère organiser une autre fête grandiose, en l’honneur des lauréats et de leurs enseignants ». Manquant visiblement de distractions, les lycéens ont préparé un programme varié. La manifestation commença alors par une pièce de théâtre à laquelle succèdent des chansons, en tous genres, exécutées par des élèves qui ont montré qu’ils savaient faire autre chose que les mathématiques, entres autres, chanter et manier une guitare « comme des grands ». Les poètes en herbe, eux aussi, n’ont pas raté l’occasion de monter sur scène pour déclamer des poèmes de leur composition. Le meilleur, les chansons rythmées et la danse, est gardé pour la fin. Les jeunes attendaient surtout le disc jockey pour se défouler. Ce qu’ils ont fait jusqu’à dix-sept heures. La fête était totale d’autant plus qu’elle a été organisée par les élèves qui ont tenu à l’encadrer jusqu’à la fin. Pour ce qu’ils ont fait, il méritent d’être félicités.
Nacer B.
