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Six mois de prison pour un moment de faiblesse

C’est une affaire de viol et de menace de mort, selon l’accusation, que le tribunal criminel près la cour de Béjaïa a eu à traiter, hier. C’est un procès en appel dont le verdict est de 6 mois de prison ferme. Le 1er jugement qui s’est déroulé le 20/06/2006 a été cassé par la Cour suprême sur le pouvoi du parquet a acquitté l’accusé. Les faits remontent à un après-midi de septembre 1999 et ont eu pour cadre la plage paradisiaque de Tichy. Ce jour-là B. M., 28 ans et K. S., 22 ans, qui se connaissent et se fréquentent depuis le mois de mars de la même année, décident d’effectuer une promenade sur la côte-est de Béjaïa. Sur le sable chaud, s’aidant de promesses de mariage et d’attouchements préliminaires, l’accusé, selon des déclarations recoupées entendues à l’audience, finit par venir à bout de la résistance de sa victime. Celle-ci regrette l’avocat de l’accusé, était absente à l’audience. Et, devant le juge, l’accusé, même s’il reconnaît être sorti plusieurs fois avec la victime et l’avoir à maintes fois invitée dans les restaurants et les salons de thé de la ville de Béjaïa nie totalement l’avoir accompagnée à Tichy et encore moins avoir eu la moindre relation sexuelle avec elle. Tout en soutenant son client dans sa négation totale des faits qui lui sont reprochés, l’avocat de la défense affirme que “de toute façon la victime a déclaré au juge d’instruction, avoir laissé l’accusé faire ce qu’il voulait de son corps étant donné qu’elle avait confiance en lui”.Dans son réquisitoire où il a demandé une peine de réclusion criminelle de 7 ans, le procureur après avoir évoqué le sens de l’honneur dans une société comme la nôtre, a insisté sur le fait que l’accusé non seulement refuse d’assumer la responsabilité de son acte mais envoie de surcroît des lettres de menaces de mort à sa victime. Quant à la défense, assurée par maître Saïd Laârich, elle s’est surtout employée à démontrer que son client ne peut en aucun cas être à l’origine de la grossesse de la victime puisque les faits qui lui sont reprochés datent de septembre 1999 et la victime n’a déposé plainte que le 15 janvier 2001, soit 16 mois plus tard. Et il est inutile de rappeler, souligne-t-il, que la gestation d’un enfant ne dure que 9 mois. Au terme de sa plaidoirie l’avocat demandera la relaxe pure et simple de son client.

B. Mouhoub

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