Ayant fait ses premières classes au théâtre amateur, plus exactement au GAT d’Alger, Fawzia Ait El Hadj quittera de brillantes études à l’institut national d’agronomie (INA), pour suivre, en compagnie de sa sœur Hamida, actuellement en France, une formation académique en théâtre en URSS. A son retour, au milieu des années 80, elle monte au TNA « la mort d’un commis voyageur » de Miller. Après un passage en qualité d’enseignante, à Bordj El Kiffan, elle se distingue par une série de mises en scène, dans les registres les plus divers, notamment avec le CCI d’Alger. Grande dame de culture, brillante intellectuelle, artiste émérite, metteur en scène avérée pétrie de qualités humaines, nul doute que Fawzia Ait El Hadj va irradier un souffle de renouveau théâtral à la ville des Genets, en grand besoin d’un apport scientifique en matière d’animation des planches. Le quatrième art nécessite un climat de sérénité et de coudées franches, en d’autres termes qu’on laisse l’artiste travailler… Bienvenue à une dame expressive dans la ville de l’expression.
N. S.
