La Dépêche de Kabylie

Une nouvelle école au centre ville

Dernière les ex-galeries algériennes, l’école appelée « école de la GSM », a été détruite, il y a plus d’une dizaine d’années, pour cause de vétusté. Depuis, plusieurs projets ont été proposés par les APC précédentes sans qu’aucun d’eux ne voit le jour. Un amas de gravats issus de la destruction des anciens locaux, jonche le sol. Le terrain semble à l’abandon, ce qui attise les convoitises. De pseudo « investisseurs » ont maintes fois convoité l’endroit, pour y ériger des constructions privées. Les dernières tentatives de s’accaparer les lieux avaient pour objet la construction d’une coopérative immobilière. Finalement le nouveau projet, même s’il ne doit pas plaire à tout le monde, a le mérite de rendre à César ce qui lui appartient. En plus des traditionnelles salles de classe (au nombre de trois) et du bureau du directeur, il est prévu une salle polyvalente ainsi qu’une salle d’archives. Cependant, on remarque que les logements d’astreinte ne font plus partie des projets de construction des écoles primaires. Lorsqu’on sait que les anciennes habitations destinées aux enseignants sont soit occupées par des retraités ou des squatteurs, il y a lieu de se demander commet loger les futurs maîtres. Une enveloppe de quatre millions de dinars a été dégagée pour sa construction, dont la durée des travaux ne devrait pas dépasser deux ans. Si le projet sauve le site des mains des « vautours » de tout bord, est-il opportun d’y réaliser une école alors qu’une autre située à vingt mètres plus bas, continue de fonctionner sans problèmes. Moufok Djamel, le deuxième vice-président de l’APC, nous apprend que le nouveau groupe scolaire qui sera, pour l’heure, une annexe de l’école en question, est appelé à moyen terme à se substituer à l’école de filles. Celle-ci, comme beaucoup d’autres constructions, datant de la colonisation, fait partie « du vieux bâti ». Tous les bâtiments faisant partie de cette catégorie sont appelés à être détruits à plus ou moins longue échéance. Espérons qu’à la place de l’école de filles, on implantera une structure éducative au lieu d’un commerce.

Nacer B.

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