l La sécheresse enregistrée depuis la mi-mars a provoqué une grande inquiétude au sein de toute la population, mais encore plus chez les agriculteurs. Si pour les citoyens c’est le spectre d’un été chaud qui s’annonce avec ses pénuries d’eau, pour les seconds c’est la crainte de pertes sèches. Les dernières pluies enregistrées dans la région sont bien accueillies en attendant qu’elles s’intensifient dans les prochaines heures. “Ce sont des pluies salvatrices. Certes, elles sont un peu en retard mais tout de même, elles seront bénéfiques pour de nombreuse, cultures qui commencent à être menacées sérieusement”, constate un technicien en agriculture. Effectivement, les céréaliers, qui attendaient un rendement acceptable, avaient tout de même ressenti cette inquiétude ces derniers jours, ponctuée par le sirocco. Quant aux petits maraîchers, ils avaient peur que tous leurs plants, notamment ceux de la pomme de terre, ne soient décimés par la forte chaleur ayant atteint des pics de trente-quatre degrés. Un agent en vulgarisation agricole nous a fait savoir qu’avec ces pluies, les céréaliers n’auront plus à craindre et qu’au contraire, lorsqu’elles deviennent fortes, elles peuvent avoir des influences négatives quand on sait que c’est la période de la formation des grains. Il y a lieu de signaler que la saison d’irrigation a commencé très tôt cette année. Heureusement, les maraîchers de la localité ont cette chance d’avoir ce barrage et ces retenues qui leur viennent à la rescousse dans les moments les plus critiques. En attendant d’autres pluies, les fidèles participeront tout comme leurs semblables à la prière de “l’isstisqâ” annoncée pour ce vendredi.
Amar Ouramdane
