Le stress, en milieu professionnel, a été au centre du Forum international du CHU de Tizi Ouzou qui s’est tenu, la première semaine du mois d’avril. Le titre de la rencontre est « Prévention et promotion de la santé et du bien-être au travail » mais c’est avant tout le stress et ses effets sur la santé du travailleur qui ont été évoqués. Rappelons que le mot stress appartient au vocabulaire de la physique, une contrainte excessive exercée sur un matériau au point de le déformer, voire de le briser. Et il y va des êtres humains comme des matériaux : s’ils peuvent subir, sans coup férir certaines contraintes, ils cèdent aux plus fortes. Si la famille et les problèmes de la vie quotidienne sont une source de stress pour beaucoup d’Algériens, la vie professionnelle, en est souvent une autre. L’image que l’on se fait de son propre métier, peut être une cause de stress. C’est le cas de tout ceux qui, par besoin, exercent des métiers au-deçà de leurs qualifications, notamment les diplômés exerçant des métiers manuels ne demandant pas de formation. Il y a aussi l’image négative que la société se fait de certains métiers et qui influent sur le moral de ceux qui les exercent. Les conflits avec les responsables ou entre collègues, la surcharge de travail, dans certains métiers, la dangerosité aussi de certains postes, sont d’autres causes de stress. Résultats : le travailleur soumis à toutes ces contraintes souffre de troubles physiques ou psychiques qui peuvent influer considérablement sur la santé mais aussi le travail. Le problème, c’est qu’en Algérie, le stress n’est pas considéré comme une maladie professionnelle et qu’il n’y a pas de prise en charge des personnes qui en sont atteintes…
S. Aït Larba
