Comme partout ailleurs, et précisément à Ath Laâziz, une commune située au nord du chef-lieu de la ville de Bouira, les jeunes ne savent plus à quel saint se vouer. En effet, ils sont nombreux, ces jeunes, qui demeurent sans aucune activité et dont la seule préoccupation est le chômage. En fait, un visiteur non averti aux villages et hameaux de la localité d’Ath Laâziz, constatera sans aucun doute l’état pitoyable dans lequel sont plongés des centaines de jeunes. Lors de notre visite dans la journée qui nous a conduit à quelques villages et comme à l’accoutumée, ce sont les salles de jeux et les cafétérias qui accueillent les jeunes jusqu’à une heure tardive de la nuit. L’exemple de Chekouh, un des hameaux qui regroupe quelque 800 âmes et dont la majorité sont des jeunes, demeure un village comme d’autres de ladite commune, un hameau oublié, dans lequel des jeunes se regroupent journellement et partagent leur mal ensemble. Sans doute l’absence de projets dans la commune est l’un des facteurs qui engendre un nombre très élevé de sans-emploi. Karim, âgé de 26 ans et à l’instar de plusieurs autres jeunes, demeure sans job. A ce titre, il nous a déclaré : « Nous nous sommes livrés à nous-mêmes ». Il est utile de noter que la même situation est illustrée dans les villages de Malla et Thibouanin que nous avons visité. Les seules destinations de ces jeunes sont les salles de jeux, et les cafétérias. Il est utile de souligner que la commune d’Ath Laâziz accuse un manque en matière d’infrastructures sportives ou culturelles afin d’accueillir de milliers jeunes. De jeunes artistes n’ont pas de salles. A ce titre, les artistes de la région continuent de se déplacer vers les centres culturels du chef-lieu de la wilaya de Bouira pour les répétitions. La situation des jeunes d’Ath Laâziz est alarmante. Alors à quand une prise en charge ?
A. Fedjkhi
