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Sidi Saïd : “La loi sur la Fonction publique à l’APN avant la fin 2005”

Le projet portant la loi organique relative à la Fonction publique, qui a fait l’objet d’un travail effectué par la commission mixte gouvernement – Centrale syndicale, atterrira à l’Assemblée nationale au plus tard la fin du mois de septembre prochain. C’est ce qu’a fait savoir le secrétaire général de l’UGTA, en marge de la première conférence nationale constitutive du syndicat national du personnel paramédical, tenue hier à l’hôtel El Riad. M. Sidi Saïd a précisé que ce projet, tant attendu par les travailleurs, est actuellement au niveau de la chefferie du gouvernement. L’UGTA, rappelons-le, insiste surtout sur l’abrogation de l’article 18 du projet de loi, qui « confirme certaines catégories d’emplois de soutien dans les institutions et administrations publiques au régime de contrat ». Le gouvernement s’est engagé, dans ce sens, à ce que « chaque fois que l’administration ouvre des concours d’accès à la Fonction publique, elle accorde la priorité à ses personnels contractuels remplissant les conditions requises », lit-on dans le communiqué commun de la bipartite d’octobre 2004. Ce qui fait, un consensus a été établi dans ce cadre. Selon M.Sidi Saïd, une fois que cette loi controversée aura l’aval des députés de la Chambre basse, la Centrale syndicale lancera le projet relatif au statut particulier. « Il est impératif que les statuts particuliers soient instaurés le plutôt possible. Nous allons remettre ce dossier sur le tapis en 2006 », dira également M.Sidi Saïd en précisant qu’à la même échéance, un dossier sur la reconfiguration des nouvelles grilles des salaires, sur lequel un groupe de cadres de l’UGTA travail actuellement, sera présenté à la chefferie du gouvernement. Evoquant l’article 87 bis relatif au SNMG, abordé lors de la dernière tripartite, l’interlocuteur s’est hier montré très confiant et même optimiste, quant à la disponibilité du gouvernement à réouvrir le dialogue et les portes des négociations dans l’espoir de trouver une issue à cette problématique. « Notre combat continue jusqu’à l’abrogation de cet article 87 bis qui nous bloque énormément », a-t-il ajouté. Rappelons que lors de la dernière tripartite qui s’est déroulée le 3 et 4 février dernier, il a été convenu de mettre en place un groupe de travail issu du gouvernement, l’UGTA et du patronat, pour traiter cette question et de trouver « une solution juste pour les travailleurs, rentable pour le pouvoir d’achat et bénéfique pour le développement national ainsi pour la cohésion sociale ». Il est, toutefois, utile de souligner que le gouvernement a estimé que les incidences de la révision de cet article en question induira « une dépense salariale supplémentaire de l’ordre de 500 milliards de DA, soit le double de la masse salariale de la Fonction publique et une enveloppe annuelle de 40 milliards de DA pour le secteur économique public ». C’est, d’ailleurs, pour cela que les trois parties ont décidé de se rencontrer pour examiner les conclusions émanant du groupe du travail, mis en place pour étudier le dossier. Par ailleurs, lors de la réunion d’hier qui a connu l’installation officielle de la commission syndicale des paramédicaux, une section dépendante de la Fédération nationale des travailleurs de la Santé (FNTS), le n°1 de l’UGTA a mis l’accent sur la nécessité de mettre fin à la « subjectivité » entre les syndicalistes. Chaque corporation doit avoir, selon lui, son statut particulier afin de pouvoir prendre en charge efficacement et rationnellement leurs problèmes. « Chaque corporation a ses problèmes spécifiques », a –t-il estimé. Ainsi, il a plaidé pour « l’unité syndicale dans la diversité ». Cela étant, après la création du syndicat des paramédicaux,une corporation qui compte pas moins de 9 8000 employés, l’UGTA compte également mettre sur pied le syndicat des sages femmes et le syndicat des techniciens et agents administratifs de la santé. Par cette démarche, il a y a lieu de constater que l’UGTA veut reconquérir le terrain qu’elle a perdu au profit des syndicats autonomes.

Wassila Ould Hamouda

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