Du sport, SVP !

Partager

Depuis presque deux ans, aucune activité sportive n’a eu lieu dans la région. Pour rappel, l’ex-président de l’association sportive de la commune d’Ath Laâziz a “mis fin” aux activités sportives. En fait, ladite association dénommée “ASCAL”, la seule qui a assuré les trois sections que renferme l’ASCAL. Le football, le karaté-do et le kick-boxing, où chaque année on enregistrait la dissolution d’une formation. Il est utile de souligner que la section de karaté-do qui était dirigée par l’entraîneur Labdellaoui Rabah qui, au bout de quelques années de formation et de sérieux, a pu dominer les championnats de wilaya en enregistrant de résultats satisfaisants aux compétitions nationales. D’ailleurs, la formation des karatékas a décroché un titre de champion d’Algérie en kumité et la troisième place en kata pour les catégories jeunes. Cependant, le laxisme des responsables a fait que les athlètes sont livrés à eux-mêmes. Par ailleurs, les sections de kick-boxing et celle de football ont eu le même sort que celle du noble art, le shotokan. Comme exemple, la formation des “kikeurs” n’a duré que deux ans, puisque les entraîneurs ont décidé de jeter l’éponge à cause de la sourde oreille des responsables qu’ils soient à l’ASCAL ou locaux. De ce fait, les jeunes sportifs ne savent plus à quel saint se vouer. Mis à part quelques anciens dirigeants qui ont, à maintes reprises, alerté les autorités locales de la commune, de prendre les mesures nécessaires pour une prise en charge de ce problème. “Nous avons sollicité l’intervention du premier responsable de la commune pour que nos sections reprennent leurs activités, et voilà le résultat, nos athlètes sont livrées à eux-mêmes”, a déclaré un ancien dirigeant. Pour preuve, les formations ont passé une année blanche sans compétitions. A ce titre, on s’interroge sur les responsabilités des uns et des autres quant à l’avenir du sport dans la commune d’Ath Laâziz. Par ailleurs, il est bon de rappeler que la circonscription d’Ath Laâziz est une région pauvre en matière d’infrastructures sportives. En effet, la localité d’Ath Laâziz n’est pas pourvue d’un stade communal, alors qu’en matière de chiffres, des enveloppes financières ont été dégagées pour la réalisation d’une aire de jeu, mais en vain…. L’exemple du village Malla, relevant de la région ouest de la commune où 700 millions de centimes ont été “exécutés” pour la réalisation d’une aire de jeu. Mais les jeunes, depuis plus de deux ans, n’ont pas réceptionné leur espace de jeu. Un autre cas, est celui du village Ikassarien : un milliard 400 millions de centimes ont été “enterrés”, mais en vain, puisque le site est à l’abandon. Avec ces chiffres, les jeunes villageois n’ont même pas un endroit pour jouer une partie de football. Pour les salles de sport, les autorités locales ont lancé depuis 2003 des travaux d’exécution d’une salle de sport au village Malla, dont la durée d’achèvement est fixée à cinq mois. Cependant, les travaux sont en cours d’exécution et les athlètes attendent impatiemment l’ouverture de leur salle. Face à cette situation, des jeunes continuent de déserter vers d’autres salles du chef-lieu ou vers les stades des autres localités, comme celui de Zeboudja, relevant de la commune d’Aïn Turck et de Kalous (commune d’Aomar). L’appel de centaines de jeunes destiné aux pouvoirs publics est celui de prendre leur cas au sérieux.

Amar Fedjki

Partager