Aménagement de la RN 30

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Le tronçon de la RN 30 reliant la commune de Saharidj à Tizi N’Koulal est d’une utilité économique inestimable pour les trois wilayas : Bouira, Tizi Ouzou et Béjaïa. Réalisée en 1900, cette voie de communication stratégique sur plusieurs volets n’a pas connu de grands changements depuis, mis à part son entretien par intermittence ou lors d’éboulements ou autres avalanches de neige qui surviennent chaque hiver. Le prétexte avancé par les autorités concernées, selon quelques responsables locaux, est la nature difficile de l’itinéraire, composé à 90% de roche. “Un fait tout à fait juste mais ce qu’ils oublient d’évoquer, c’est la qualité et surtout l’état actuel de la roche que l’érosion a effritée et craquelée. Sans être un spécialiste en la matière, je pourrais cependant affirmer sans risque d’erreurs qu’il suffirait d’un brise-roches pour venir facilement à bout de cette roche pourrie, sachant que lors de l’ouverture de cette voie, tous les travaux ont été réalisés manuellement et que les moyens utilisés s’arrêtent à la pelle et pioche, le burin et le marteau. Aucun autre moyen mécanique n’a été encore créé à cette époque, c’est uniquement la machine humaine et sa seule volonté”, expliqua un responsable municipal de la commune de Saharidj, avant de conclure par : “Le seul problème qui paraît insurmontable pour moderniser ce tronçon, c’est son élargissement. Mais avec l’existence en Algérie, maintenant, d’importantes entreprises spécialisées dans le domaine, cet argument ne tient plus la route”. Notons que ce tronçon n’est pas aussi difficile que celui des gorges de Lakhdaria ou le massif de Kherrata, dans la wilaya de Béjaïa. De plus pour cette route, aucun ouvrage d’art n’est nécessaire, à l’exception d’un petit tunnel (existant) d’une dizaine de mètres, qui peut facilement être évité. Moderniser cette route est d’un apport important pour le développement de toutes les communes de montagnes situées sur les deux versants du massif Lala Khadidja. “Avec la manne financière actuelle, la réalisation de ce projet dépend uniquement de la volonté des pouvoirs publics : et en commençant par ce projet, ils confirmeront leur désir évoqué à chacune de leurs sorties publiques de remettre la Kabylie sur la voie du développement”, nous dira, à ce sujet, un entrepreneur de la région.

Omar Soualah

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