Un second jumelage… Pourquoi faire ? C’est la question crégulièrement posée durant les trois jours, par de nombreux visiteurs à l’expo, ouverte à l’occasion du séjour des Bagnoletais à Akbou. Question dictée plus par curiosité que par un intérêt quelconque après la déception causée par le précédent jumelage avec l’autre ville de France : Alès. Jumelage que d’aucuns qualifient d’échec total. M. Marc Everbecq, maire de Bagnolet, avait dit, lors de son allocution, à son arrivée à Akbou le mercredi : “Pour un partenariat basé non sur l’argent mais sur le respect des valeurs humaines, sur une meilleure connaissance des uns et des autres, sur l’estime, le respect et l’entraide. Pour un monde d’échanges…”.Pour revenir à Alès, deux délégations ont été reçues en 1999 et en 2000 pour des séjours, à Akbou. Visites et revisites de ce qui pouvait se compléter, se rapprocher, de ce qui pouvait être “échangé”. Des promesses seront formulées en ce sens. Tel ce scanner pour la santé… Que reste-t-il de ces promesses ? “Un fiasco”, est la conclusion akboucienne. “Cela avait profité tout de même au maire d’Alès qui, fort de la popularité acquise grâce au jumelage, aurait réaccéder au trône de la municipalité d’Alès”, nous fera remarquer un confrère auquel un groupe de personnes venait de refiler l’info.Quant aux élus ayant participé à l’époque à la concrétisation de ce partenariat avec Alès, ils expliquent, lors d’une séance de travail préparatoire pour l’accueil des Bagnoletais, qu’on ne pouvait qualifier d’échec le grand projet avec Alès. Cela dans la mesure où le mouvement associatif a laissé des liens et des échanges opérables. Et si les échanges qui devaient s’effectuer dans les secteurs de l’éducation et de la santé n’ont pu se concrétiser, c’est la faute à nos décideurs qui les auraient stoppés et annihilés. Salhi Mouloud, président d’une association connue et active, “l’Etoile culturelle”, présent et actif aux 2 projets, se montre fort optimiste à l’actuel jumelage. “Les Alésois, on ne les connaissait pas tellement. Mais avec Bagnoletais, on sent chez eux une volonté sincère de faire aboutir honnêtement le jumelage et concrètement sur terrain. De plus, il y a un grand atout en la personne de M. Hamimi Md Saïd, le relais idéal, garantie de suivi et de succès”, rassure-t-il. Hamimi dira : “A Akbou, je suis chez moi. A Bagnolet je suis chez moi”, … Et il est déterminé à faire aboutir ce projet. Pour cela, une longue séance de travail a réuni la délégation bagnoletaise avec le “groupe d’Akbou”. Une séance de travail dont un compte-rendu était espéré par la presse, qui a attendu jusqu’à 20 h, le point de presse programmé pour 17 h 30 min mais qui “n’a pas eu lieu”.
T. Y.
