Après le beau temps… la pluie et les risques d’éboulement

La météo semble bien décidée à rattraper le retard en pluviométrie. En effet, depuis bientôt une semaine, la région de M’chedallah accuse une importante perturbation climatique avec un retour inattendu du froid après que la canicule semblait bien installée dès le début du mois d’avril. Des averses ininterrompues provoquées par des enchaînements d’orages n’ont pas cessé un seul instant voilà presque une semaine. Un fait exceptionnel rarement enregistré en cette période où commence la compagne de fenaison. Si ces pluies sont bénéfiques pour l’arboriculture et le renflouement des nappes phréatiques souterraines, la campagne fourragère est fortement compromise en particulier pour ceux qui ont fini le bottelage et engrangé la récolte. Les dégâts sont à prévoir du côté des éboulements qui interviendront sans aucun doute. La terre sur chauffée avant l’arrivée de ces pluies est « gonflée » et absorbe l’eau. Une fois ramollis, des pans de cette terre se détacheront facilement, particulièrement au niveau des hauts talus, ce qui n’est pas sans danger pour les automobilistes. L’endroit le plus dangereux à signaler dans la région de M’chedallah se situe sur la route de Selim au niveau du lieudit Ighzer Ougharef entre le village d’Ath Yakhlef et celui d’Assif assemadh ; les falaises qui ne sont qu’à quelques mètres de cette route à grande circulation doivent être minutieusement inspectées. A signaler que d’habitude les éboulements commencent avec le retour du beau temps et le danger est omniprésent en ces lieux. Par ailleurs la prudence est vivement recommandée aux usagers du tronçon de la RN30 reliant le chef-lieu de la même daïra à celui de la commune de Saharidj. Cette route est, pour rappel, surplombée par un important talus de 20 mètres de hauteur, un talus composé de terre et de grosses pierres qui commenceront à se détacher et tomber directement sur la route ; le risque de recevoir l’une des ces grosses pierres sur la tête ou le toit du véhicule n’est pas à écarter. Des panneaux devant signaler ces dangers doivent être installés.

Omar Soualah