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Des chanteurs controversés

l Un large débat s’est tenu hier entre des interprètes du chant châabi amateurs de ce genre musical, hier à la salle Ibn Khaldoun. La problématique qui a été abordée par les invités d’Art et Culture s’est attardée beaucoup plus sur l’apparition d’un nouveau courant appellé aujourd’hui le New Chaâbi. La rencontre qui devait être un rendez-vous d’annonce du mois du châabi qui a commencé, le 3 mai dernier, s’est transformée en querelle entre les conférenciers : Abdelmadjid Meskoud, Reda Domaz, Abdelkader Guesoum, Mustapha Yanés, élève de Guerouabi, Youssef Totah, El Aïdaoui Hamid et bien autres.El Aïdaoui Hamid, l’auteur de Win Rakoum ya shab El fan, un titre qui a, longtemps soulevé une polémique sur la scène artistique, a défendu avec conviction le New Châabi, comme beaucoup d’autres. »Je refuse d’admettre que ce genre musical populaire est limité où qu’il a été finalisé dans sa composition. Personne n’est fondateur de tel ou tel style artistique. L’on peut innover toujours tant que c’est bien fait, sans dénaturerbien sûr cette l’école », estime t-il. Abdelmadjid Meskoud s’est montré, comme ceux qui partageaient cette opinion, très furieux quand à ce nouveau courant et condamne ses interprètes d’avoir porté atteinte au chaâbi classique. »Le Chaâbi appartient à nos cheikhs, on doit interpréter leur répertoires tels qu’ils sont ou changer complètement de style. Il ne s’agit pas de se limiter et de ne pas créer mais plutôt de préserver et sauvegarder ce patrimoine culturel », souligne Meskoud.Reda Domaz s’est, également opposé à ce style qui vient de naître en Algérie et pourtant, a-t-il expliqué. Il a été l’un des premiers qui ont encouragé l’évolution du « New Chaâbi », il refuse de dénaturer ce genre musical pour en faire du charabia.A l’occasion, le directeur d’Art et Culture se prononce, vers la fin, dans son allocution pour dire que le mois du châabi, deviendra un événement annuel et compte donner à cette commémoration un cachet particulier alliant ; activités festives et réflexions sur le patrimoine de la ville dans sa dimension immatérielle. Le mois du châabi qui s’intitule, Le châabi patrimoine et héritage sera clôturé le 29 du mois en cours par un grand concert qui sera animé par Abdelkader Chaâou, Reda Domaz, Abdelmadjid Meskoud, El Kobi, Aziouz Raïss et Kamel Bourdib.

Fazila Boulahbal

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