Ville ou poubelle ?

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Le visiteur qui a la malchance de se rendre dans la ville de l’ex Fort National, où dans n’importe quelle contrée limitrophe, découvre avec consternation un environnement malade et sans âme. Le décor répugnant et agressif qui accueille le visiteur traduit le degré d’indifférence des autorités, qui ne semblent pas du tout se soucier de la protection de l’environnement. Les citadins, habitués à vivre dans cette pollution depuis des années maintenant, ont paraît-il, relégué au second plan ce problème, qui constitue un véritable danger pour la santé physique et morale des habitants. Partout, des tas d’ordures constitués de déchets en plastique, de papiers en tous genres, ainsi que des tonnes de poussière qui aveuglent le passager au moindre petit souffle de vent, couvrent les artères et les différents quartiers de la ville. “Quand le vent souffle à Larbaâ Nath Irathen, il faut s’équiper d’un appareil respiratoire “pour pouvoir aller dehors”, nous dit un visiteur qui séjourne quelques jours dans la région. Tous les voyageurs qui transitent par le chef-lieu de cette commune, sont écœurés par la saleté du marché des fruits et légumes, qui accueille les visiteurs juste à l’entrée de la ville et qui constitue le pire des exemples de la réalité environnementable au niveau de cette contrée. Même les routes qui relient le chef-lieu aux villages, ne sont pas épargnées. Sur les bas-côtés de ces routes, le même triste décor s’offre aux malheureux visiteurs. La saleté qui caractérise les différentes communes limitrophes : Ait Oumalou, Ait Aggouacha et Irdjen et qui souffrent autant de ce désastre écologique, est telle qu’elle répugne même le regard innocent du voyageur qui reste intrigué par l’inconscience et le laisser-aller dont font preuve les autorités locales à l’égard d’un aussi grave problème. En effet, les champs situés non loin de ces nombreuses agglomérations ont aussi leur part d’ordures ménagères. Les milliers de sachets, désormais, blancs, bleus… accrochés aux arbres, clôtures et aux herbes épineuses, qui poussent sur les étendues de terres rocailleuses qui ne produisent plus rien, offrent de loin l’aspect d’un regroupement de pigeons multicolores. Un travail de sensibilisation urgent est nécessaire pour redonner à la ville, voire à la région, qui a encore toutes les chances de retrouver son look d’antan, la voie de la prospérité et du bien-être pour vivre dans un environnement sain et humain. Mais encore faut-il que les responsables concernés se réveillent de leur profond et cruel sommeil.

SK. S.

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