Peste des petits ruminants – 21 millions de doses de vaccin pour 2019

Selon le directeur des services vétérinaires au ministère de l’Agriculture et du développement rural, Dr Hachemi Kadour Karim, 21 millions de doses de vaccin contre la peste des petits ruminants sont prévues pour l’année en cours.

«Cette année, nous allons acquérir 21 millions de doses de vaccin, l’année suivante 7 millions de doses et 4 millions de doses pour la troisième année», a affirmé M. Hachemi Kadour, lors de son intervention, hier, sur les ondes de la chaine III de la radio nationale.

Il a précisé que le programme d’éradication de la peste des petits ruminants s’étale sur trois années «et chaque année on va prendre la vaccination de tous les animaux qui ont été ratés. Donc à la troisième année, tout le cheptel sera vacciné». M. Kadour a fait savoir que la deuxième dose de vaccin qui fait partie de ces 21 millions de doses sera réceptionnée durant le mois en cours, alors que le dernier quota sera reçu en mois de mars prochain.

Il a souligné que le premier quota de cinq millions doses de vaccin reçu fin janvier passé a été transféré immédiatement vers douze wilayas. «Aujourd’hui, la vaccination touche l’ensemble des wilayas du pays», a-t-il rassuré. Des origines de cette épidémie, il dira : «C’est une maladie transfrontalière.

On ne peut pas rester épargnés dans un contexte où le virus existe et circule. Nous avons mis en place un dispositif de surveillance mais malheureusement, le mouvement irrégulier du cheptel a fait que le virus a été introduit en Algérie». Il a ajouté, dans ce sillage, que les animaux troqués dans les wilayas frontalières du sud font l’objet d’une remontée vers le nord.

Il a indiqué que les services de son département ont récemment détruit un élevage de zébus à Mascara, alors que cette espèce de bovin est «interdite dans le nord du pays». Concernant le nombre de bêtes contaminées, le même responsable a fait état d’un dispositif qui a été mis en place pour recueillir toutes les déclarations des éleveurs. «Nous sommes en train de consolider les chiffres qu’on reçoit quotidiennement pour arriver à définir le chiffre définitif», a-t-il dit.

S. Saïdj