La région de Larbaâ Nath Irathen, à l’instar des autres coins de la kabylie, regorge de sources naturelles d’eau d’une excellente qualité, alimentées par des nappes souterraines ; des sources qui font le bonheur de la population locale, particulièrement en été, puisque elles sont presque toutes libres d’accès. Mais voila que bon nombre de ces sources restent très mal exploitées, laissant leurs eaux couler abondamment. En effet, sur la 15, menant de la ville de Larbaâ vers Ain El Hammam, un nombre incalculable de sources d’eau potable s’étale sur cette route, une eau qui coule en abondance. Mais l’erreur humaine, malheureusement, cause la sécheresse de ces sources à chaque début de la saison estivale, en particulier lorsque l’hiver qui précède a été sec. De plus, dans bien des villages de la région, on a tendance à abandonner les puits et fontaines. Pourtant, par le passé, on connaissait les vertus des ces sources thermales. Sur la seule wilaya de Tizi Ouzou, le captage des sources permet de recueillir 9 millions de mètres cube et les forages 55 millions de mètres cube par an ; mais malheureusement, les capacités de stockage de ces eaux sont dérisoires. Autrement dit, si ces sources étaient correctement exploitées, elles pourraient procurer d’importants revenus. Plusieurs villages de la région de l’ex-Fort National et aussi de toute la Kabylie, tiennent leurs noms des fontaines, telles Thala Amara, Thala, Bounane, etc. Une illustration bien en place pour nous renseigner sur l’importance que nos ancêtres accordaient aux fontaines et aux sources, chose qui donnerait à réfléchir et aux habitants et aux pouvoirs publics afin de restaurer et remettre en vogue un mythe en voie de disparition.
K. Fridi
