Réalisations et ambitions

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Depuis la conférence nationale sur la réforme de la justice, ce secteur a connu une importante amélioration qui s’inscrit dans le cadre de sa modernisation, pour répondre aux attentes de la population en matière de traitement des dossiers et d’être au diapason de la modernité. Parmi les réalisations notables de cette réforme, l’état d’avancement du système de gestion du dossier judiciaire, concernant déjà 20 cours et 115 tribunaux et qui sera opérationnel sur tout le territoire national, d’ici un mois. Pour réussir ce projet, des cycles de formation ont été assurés dans deux sites pilotes lancés depuis plusieurs mois à Oran et Alger. Alors que les formateurs poursuivent leurs efforts sur ces sites, l’opération en question touchera tous les tribunaux de la République avant la fin juin 2006, indique un document émanant du ministère de la Justice. Les objectifs du système de gestion du dossier judiciaire, selon le même document, sont d’automatiser l’ensemble des activités des juridictions en premier lieu et d’assurer une plus grande fluidité et transparence dans le traitement de la demande citoyenne telles que les plaintes, demandes d’état civil et dossiers judiciaires de toute nature. Actuellement, le nouveau modèle introduit, toujours en cours de réalisation, est la gestion des mandats d’arrêt. Le nouveau système tend à mieux garantir les libertés plutôt qu’à les museler. D’ailleurs les premiers résultats de ces sites pilotes, rapportent le document, a permis de traiter des dizaines de milliers de dossiers, avec un gain de 30% du temps. «Nous comptons porter ce résultat à 70 % environ au fur et à mesure de la conversion des registres», lit-on dans le document. L’autre acquis est la disponibilité immédiate de l’information au guichet électronique pour le citoyen, dans l’optique d’opérer une économie substantielle dans la circulation en quête de l’information. Il a été prévu également, à travers ce système, la généralisation d’un guichet spécifique aux avocats avec accès à partir de leur bureau. Pour le casier judiciaire, une pièce très demandée, l’automatisation et le développement de ce document, permettra aux personnes nées à l’étranger de profiter des mêmes avantages d’accessibilité que celles nées en Algérie.La réforme engagée touche également la population carcérale à travers un système de gestion qui retrace l’itinéraire de chaque détenu depuis les motifs et circonstances de son incarcération, son comportement et son traitement jusqu’à sa libération définitive. Il permettra, outre cela, d’automatiser la gestion de cette population. Opérationnel dans 127 établissements pénitentiaires, l’Etat a pour son utilisation et sa réussite, formé 850 agents judiciaires.Les avantages primordiaux de cette opération sont, rapporte le document, la constitution d’un fichier national des détenus, doté de possibilités de recherche en temps réel, selon plusieurs critères (récidives, incidents, tranches d’âges, catégories de délinquants) ainsi que la gestion optimale des grâces et transfèrements.De nouveaux outils ont été mis au point à l’usage des décideurs dans l’optique d’éclairer toutes les décisions, telles que la carte judiciaire, le tableau de bord et la gestion des magistrats et personnels.Les projets qui sont toujours en phase d’étude sont la numérisation des archives judiciaires et historiques, la gestion informatisée des auxiliaires de justice et la numérisation de l’état civil.Concernant la numérisation des archives juridiques, l’objectif est de conserver durablement les archives et permettre au citoyen et au magistrat d’obtenir immédiatement la pièce recherchée. Idem pour la numérisation des archives historiques qui a pour finalité de conserver le patrimoine et d’améliorer la prestation au public concerné, c’est à dire les ex-détenus. S’agissant de la gestion informatisée des auxiliaires de justice, un suivi rationnel et une gestion objective de la carrière de plus de 25 000 auxiliaires est à prévoir dans les années à venir.Quant à la numérisation de l’état civil, elle a pour but essentiel d’améliorer le rapport administration-citoyen par la gestion en temps réel des services d’état civil, des cartes nationales, des permis de conduire, et autres pièces administratives. Ce projet mené en partenariat avec le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales facilitera à coup sûr les prestations fournies par la justice, indique le document du ministère de la Justice. D’ailleurs les instances judiciaires contrairement aux années précédentes font des efforts considérables pour se rapprocher des citoyens. Assistons-nous à une réelle mutation du système judiciaire de notre pays.

M.Ait Frawsen

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