La consommation des produits hallucinogènes gagne dangereusement du terrain et a tendance à se généraliser au niveau de la frange importante de la population que formée par la classe juvénile dans la commune de Saharidj. C’est avec consternation qu’il nous a été donné de suivre le comportement d’un jeune, âgé d’à peine 16 ans, pendant toute l’après-midi du mardi dernier à proximité de la station de transport de cette même commune et qui fait aussi office de place publique du chef-lieu communal. Visiblement drogué à mort, ce jeune, armé d’un redoutable couteau de type « trois étoiles » dégainé et ouvert, sillonnait cette placette au milieu d’une foule indifférente, les citoyens se contentaient de s’écarter sur son passage sans que personne ne cherche à le désarmer car il y a bien longtemps que ce genre de scènes se répète et a fini par se « banaliser ». Notre « halluciné » donnait l’impression d’être traqué et cherchait à se protéger d’un agresseur imaginaire et d’un seul coup, c’est l’inverse : il se mit dans la peau d’un agresseur « sabre à l’air », prêt à enfoncer la lame de sa redoutable arme dans la chair vive. C’est souligner l’état d’inconscience dans laquelle il se trouvait… De là à ce qu’un crime se produise devant une foule nombreuse… Il ne manque qu’un geste à faire au forcené et ce ne sont pas les victimes qui manquent sur cette place publique. Passe encore quand c’est par leurs hurlements « inhumain » tard dans la nuit, que ces Drogués dérangent toute la cité ou encore quand ils s’adonnent à des larcins en chapardant tout ce qui peut leur rapporter de quoi se payer une dose, un joint ou quelques cachets et deviennent quotidiennement un danger public ambulant. Il y a matière à inquiétude et nécessité d’une intervention sans délais des pouvoirs publics, ce qui ne demande ni enquêtes, ni investigation, ces drogués ne cherchent pas à passer inaperçus, dégoûtés qu’ils sont de la longue oisiveté et de la « malvie ». Ils sont indifférents à tout ce qui peut leur arriver, ce qui les rend encore plus dangereux, désespérés qu’ils sont.
Omar Soualah
