La genèse de l’affaire a affirmé la ministre, remonte à 2002, lorsque les autorités locales ont décidé de créer un village numide autour du mausolée de Massinissa, sans trop savoir ce que cela signifiait. En décentralisant en 2003, le projet a été transféré à la Direction de l’urbanisme, de la construction et de l’habitat (DUCH) de la wilaya de Constantine, un organisme non-habilité pour ce genre d’opérations. En violation de la loi 98-04, des décrets d’application et des mesures qui accompagnent un classement national et des mesures qui accompagnent le processus de classement comme patrimoine mondial, puisque le ministère de la Culture a proposé à l’UNESCO le Mausolée pour être classé patrimoine mondial, ce qui aurait amené l’organisation à le restaurer. Selon la loi, un site classé ne peut être touché sans l’autorisation du ministère de la Culture. « Sans études préalables, la restauration a été un massacre, des pièces qui sont tombées et jonchaient le sol par terre depuis un siècle ont été ramassées en utilisant des matières non-conformes, ainsi les traces qui auraient déterminé leur emplacement initial entre l’hôtel et le mausolée ont été détruites », dira Khalida Toumi « Ni la colonisation française, ni les études de 1985 n’ont pu aboutir à connaître l’emplacement exact de ces pièces, ce qu’auraient pu faire les techniciens de l’organisation mondiale », a-t-elle ajouté. Pour faire face au problème de restauration des sites historiques, une restructuration de l’Agence nationale d’archéologie est en cours, afin de créer un centre national de restauration, à l’instar de celui de Rome avec l’aide italienne. Pour restaurer la Casbah d’Alger, l’Algérie va s’inspirer de l’expérience de la Suisse quant au traitement de l’ancienne ville de Genève. Concernant la Citadelle d’Alger, la première responsable de la culture dira qu’elle sera confiée aux Italiens pour le Palais du dey, aux Turcs pour la Mosquée du dey. Les bureaux algériens seront mis à contribution pour d’autres spécialités. Ces derniers bénéficieront d’une formation, ce qui a été exigé dans les contrats avec les bureaux étrangers. Concernant le livre et pour encourager la lecture, des prix du jeune lecteur allant jusqu’à 10 000 DA seront crées ainsi des annexes de la Bibliothèque nationale et des bibliothèques communales. A propos de la manifestation « Alger capitale arabe pour 2007 », la ministre dira que le programme sera rendu public le 30 mai prochain. Aux nombreuses manifestations culturelles à travers plusieurs espaces, chaque wilaya aura sa semaine culturelle durant la manifestation, aux côtés des semaines des pays participants.
Naima B.