Si l’on démarre du principe que pratiquement chaque village a sa propre association culturelle, sociale, sportive ou religieuse, on ne peut que s’attendre à un foisonnement des activités culturelles au sein de la commune. Mais la réalité est toute autre car, depuis maintenant trois longues années, aucune activité n’est à l’ordre du jour sur tout le territoire de la commune. Même les fameuses festivités commémoratives du Printemps noir on fini par disparaître. Hormis la fête de la figue qui est devenue l’apanage de l’APC et de l’association du développement agricole, aucune activité n’a plus droit de cité. Après avoir fait dans le folklore et dans l’activisme conjoncturels, les associations ont définitivement jeté l’éponge et rares sont celles qui ont renouvelé leur dossier d’agrément pour se conformer à la nouvelle réglementation. Fini donc le temps des galas qui faisaient vibrer la jeunesse, fini les tournois de jeux d’échec, les semaines culturelles, les journées théâtrales et même les commémorations des dates des disparitions de quelques éminents personnages sont jetées aux oubliettes. Donc, c’est au moment où les cafés, les mosquées et les bars ne désemplissent pas que les portes des sièges d’association restent tristement closes. La DJS a affecté un directeur pour la nouvelle Maison de jeunes, récemment réceptionnée, mais hormis les murs dégarnis, aucun objet ni aucun mobilier n’existe sur place. C’est d’ailleurs ce qui accentue la démotivation, et l’engouement qui se rétrécit comme une peau de chagrin.Même la prestigieuse association Imnayen N’Tgherma ne daigne pas sauver l’honneur en prolongeant sa léthargie. A quand un sursaut d’orgueil ?
A. M. A.
