L’Association Thighri, en collaboration avec la Ligue de prévention et de sauvegarde de la jeunesse et de l’enfance de Tizi Ouzou, a organisé une journée d’information sur les micro-entreprises en direction des jeunes de la commune d’Aït Yahia Moussa. En effet, devant un parterre composé notamment de jeunes chômeurs, les conférenciers ont passé au peigne fin les dispositifs mis en place pour venir en aide aux jeunes promoteurs qui voudraient lancer leurs projets. Cette rencontre abritée par la Maison de jeunes en présence des membres de l’association Thighri et du président d’APC a été fructueuse à plus d’un titre. Tour à tour, les interventions ont mis l’accent sur ce qu’apporterait chaque organisme en matière de finances. Le représentant de l’ANSEJ s’est longuement attardé sur les différentes phases qui composent le montage. « Deux types d’aides sont accordées à la micro-entreprise durant la phase de réalisation. Il s’agit des aides financières et des aides fiscales et parafiscales », peut-on lire dans le prospectus mis à la disposition de l’assistance. Son représentant expliquera que : « Le crédit est sans intérêt, c’est-à-dire dispensé du paiement des intérêts. Et puis, il y a aussi la bonification des taux d’intérêts par l’ANSEJ. L’autre avantage est que la micro-entreprise bénéficie d’une franchise de la TVA pour l’acquisition de biens d’équipement et de services entrant directement dans la réalisation de l’investissement ». Et d’expliciter tous les autres avantages dont va bénéficier le promoteur, telles l’exemption du droit de mutation à titre onéreux sur les acquisitions immobilières effectuées dans le cadre de la création de l’activité ou encore l’exonération de la taxe foncière sur les constructions et aides aux constructions. Le représentant de l’ANSEJ mentionnera les autres étapes relatives à la phase de réalisation et à la phase d’exploitation. A son tour, la représentante de l’ANGEM (Agence nationale de gestion du micro-crédit) interviendra pour donner d’abord un aperçu sur ce dispositif. « C’est très simple, notre dispositif vous permet d’obtenir un petit crédit bancaire, un prêt sans intérêt. Pour vos projets dont le coup est compris entre 50 000 DA et 400 000 DA, ces micro-crédits sont remboursables en 12 à 60 mois », dira-t-elle avant d’expliquer aux jeunes toutes les conditions d’éligibilité ainsi que les aides et avantages qui leur seront accordés dans ce cadre. Dans son intervention, la conférencière a exposé toutes les étapes à suivre pour en bénéficier. Un débat a été ouvert. Il y a lieu de souligner que nombreux sont les jeunes qui n’ont pas entendu parler de ces dispositifs si bien que de nombreuses questions ont été posées aux représentants des organismes présents lors de cette journée d’information. La séance a été levée après que chacun ait mis à la disposition des présents des prospectus où sont consignées les différentes démarches à entreprendre pour lancer leur activité. Le représentant de l’ANSEJ a exhorté les jeunes d’Aït Yahia Moussa à s’investir dans ces créneaux. Quant au maire, il avait annoncé devant les jeunes que le lancement des 100 locaux commerciaux sera donné incessamment. « Seuls les jeunes ayant obtenu des crédits dans ces créneaux ouvriront droit à obtenir un local »’, leur a-t-il dit en vue de les stimuler à suivre ces démarches. En tout cas, cette initiative a été bien accueillie par les jeunes. Pour leur part, les intervenants ont trouvé que cette jeunesse méritait d’être aidée, car la commune d’Aït Yahia Moussa accuse un grand retard en matière de développement.
Amar Ouramdane