Fiscalité, mirages et réalités

La fiscalité locale est-elle, au stade actuel, efficace ? Pour en savoir davantage sur la question, nous nous sommes rapprochés des responsables des communes de la daïra des Ouadhias qui sont unanimes pour dire que la situation actuelle ne leur permet pas de disposer d’un bon niveau de rente sur le plan fiscal. La question mérite d’être posée et surtout débattue entre l’ensemble des acteurs qui font la décision au niveau local, d’autant plus que l’on parle avec insistance de la daïra des Ouadhias ce qui ne manquera certainement pas de provoquer la relance de l’économie locale, surtout avec l’arrivée de Issad Rebrab qui s’est implanté, lui, du côté de la commune d’Agouni Gueghrane. Dans ce sens, le premier magistrat de la commune de Tizi N’Tleta, M. Souam Hocine, nous parle de la réalisation prochaine des cent locaux commerciaux dans le cadre du programme présidentiel et qui sera certainement bénéfique sur le plan des rentes fiscales de sa commune. A cet effet, S. Naim, étudiant en comptabilité à l’université de Tizi Ouzou nous indique dans ce registre : « L’impôt est toujours vu comme un acte autoritaire, effectué par les pouvoirs publics concernés dont le but principal est la redistribution des richesses ainsi que la réalisation d’une équité sociale par cela on en déduit que le prélèvement fiscal revient exclusivement à l’Etat et sa fixation revient au pouvoir législatif ». Ainsi, le contribuable est appelé dans ce sens à participer activement dans le développement économique et social par les prélèvements effectués sur son patrimoine, ce qui amène un responsable de la commune des Ouadhias à dire que vu l’état actuel dans lequel se trouvent nos communes, il est aisé de déduire que ces dernières souffrent terriblement d’un manque énorme de ressources financières, d’où leur dépendance quasi-totale aux subventions de l’Etat. Si on prend l’exemple des communes de notre wilaya, à l’image de celle de Tizi N’Tleta, qui est rattachée administrativement à la daïra de Ouadhias, la fiscalité locale étant absente, d’où les difficultés dans le règlement des salaires de son personnel « à l’image de notre commune classée comme zone à promouvoir, à mon sens, l’instauration d’une politique fiscale locale efficace, va aider d’une manière concrète notre commune à se prendre en charge et assurer son propre épanouissement et un réel désenclavement », conclut un licencié, recruté dans le cadre du filet social et qui souhaite que les responsables du secteur puissent un jour se pencher sur la question.

A. Z.