l Nous avons vu avec consternation, ce lundi matin, un lourd engin de type Poclain à chenilles, qui se promenait en toute liberté sur une route fraîchement goudronnée reliant le village Aggache au chef-lieu de la commune de Saharidj. Cette lourde mécanique, dont le poids frôle les cent tonnes, appartenant à un opérateur privé, a laissé les traces profondes de ses chenilles dans le bitume, sur un itinéraire de plus de trois kilomètres, sans que personne n’intervienne pour l’arrêter. Plus aberrant encore, pour emprunter cette route, l’engin en question a traversé le centre urbain du chef-lieu communal dans toute sa longueur ; il a dû manœuvrer longtemps pour amorcer le virage de cette bretelle située entre une mosquée et une école primaire, soit à l’endroit exact où se tient, ce jour, le marché hebdomadaire, et personne n’a osé arrêter le massacre et pourtant, la réglementation est stricte et interdit à tout engin à chenilles d’emprunter les routes goudronnées. « Nous nous sommes battus depuis l’indépendance pour amener l’Etat à goudronner cette route. Nous avons notre responsabilité quant au devenir de notre route, nous l’assumerons entièrement dans le cas où l’autorité locale n’intervient pas », se révolte un vieillard dudit village.
O. S.
