Vente à la sauvette

Avec les grandes chaleurs qui sévissent depuis quelques jours, revoilà les petits métiers occasionnels pratiqués à la sauvette par de jeunes bambins. Ventes de lunettes solaires, casquettes, jus, eau minérale mais aussi de crèmes glacées qui sont autant de créneaux assez lucratifs si l’on en juge par les clients qui achètent ce genre de produits. Au niveau de la gare routière de Bouira, les jeunes marchands dont l’âge ne dépasse guère les 16 ans sont plutôt malins et n’hésitent pas à jouer sur la sensibilité des passants et des voyageurs. Des voyageurs souvent éreintés d’avoir été trimballés en plein soleil et en pleine chaleur sur des trajets cahoteux. Une fois arrivés à Bouira, la soif se fait ressentir et pas question de lésiner sur les boissons dites rafraîchissantes. Des boissons exposées à longueur de journée au soleil, malgré la mention « A garder à l’abri du soleil dans un endroit sec et frais » et qui sont mises quelques heures seulement dans un réfrigérateur, juste le temps de rafraîchir l’emballage. Les crèmes glacées, elles sont des denrées extrêmement fragiles, surtout si la chaîne du froid n’est pas respectée. Proposées à la vente dans de vulgaires caisses en plastique faisant office de glacières, les glaces son souvent décongelées et recongelées avant de finir dans les estomacs des citoyens inconscients du danger encouru. C’est justement de cette insouciance généralisée qu’il faut tenir compte tout en sensibilisant le grand public sur les risques d’intoxication alimentaire qui, chaque année, se multiplient. Les autorités sanitaires devraient intervenir pour une campagne de sensibilisation afin de minimiser les risques qui peuvent surgir à tout moment, de même qu’un renforcement des brigades chargées de veiller sur la santé publique serait souhaitable.

B. B.