En décrivant un certain peuple, Ibn Khaldoun dit : “Ils détruisent leurs maisons de leur propre mains”, c’est la constation que l’on puisse dire faire sur qui se passe au niveau du village Ath Ivrahim au lieu dit Vouhnen et Tamarighth. Le surplus de l’eau potable laché en ces lieux est bien parti pour provoquer une véritable catastrophe sans que personne ne lève le petit doigt pour mettre un terme aux dégâts causés par ces milliards de m3 d’AEP lachés sur un terrain en pente composé d’argile friable qui fond comme du beurre et qui n’oppose aucune résistance à la furie des eaux qui ont fini avec le temps par creuser des crevasses dignes d’un film d’horreur offrant un panorama d’apocalypse, et pourtant des solutions existent et à moindre frais. A l’heure actuelle, et au point où sont les choses, le problème dépasse de loin les seuls services hydrauliques. C’est une équipe de géologues qui doit effectuer une inspection le long du trajet de ce cours d’eau aux fins de prendre les mesures nécessaires. Un cas similaire à celui de Taârichth, Bouchen peut apparaître à tout moment et nos mots sont bien pesés. Nous avons constaté de visu les faits relatés, et ce n’est pas pour rien que nos tripes se sont nouées à la vue de ce décor cauchemardesque. Bien souvent l’homme, par sa bêtise, crée des situations qui finissent par le dépasser et se retourner contre lui, et si elles ne l’emportent pas, elles le marquent à vie. La moindre des choses elles le mettent dans l’embarras. Les gens doivent se rendre à l’évidence et user de bon sens pour accepter le fait que ce n’est pas l’endroit idéal où cet important débit d’eau doit être laché, bien des lieux appropriés existent le long du réseau d’AEP, venant d’Illilthen, des lieux prévus pour le faire et ils sont nombreux à ne présenter ni contraintes, ni danger.
Omar Soualah
