La conférence politique d’évaluation organisée par le FFS, hier, à Boghni n’a pas drainé beaucoup de militants, ce qui dénote une certaine difficulté au sein de ce parti à pouvoir reconquérir le terrain politique dans cette région, qui rappelons-le, lui a tourné le dos à l’occasion des dernières élections. Tout compte fait, le peu de militants et sympathisants qui ont assisté à cette conférence à laquelle ont pris part le secrétaire national aux droits de l’Homme ainsi que les représentants des 4 sections de la daïra, ont trouvé l’occasion propice d’exprimer leur déception face à ce qu’ils appellent la régression organique du parti. Avant d’arriver à cette conclusion, le principal animateur de cette rencontre a pris le soin de préciser que l’objectif assigné aux CPE « est d’essayer d’insuffler une nouvelle dynamique dans les structures de base du parti. Ce processus n’est pas limité dans le temps pour avoir une évaluation permanente », et d’ajouter que « les sections et les fédérations ont un rôle important, non pas seulement à l’occasion des différentes élections, mais aussi dans le travail de propagation des idées du parti dans la société ». Par contre, après l’ouverture des débats, les militants n’ont pas ménagé leur direction nationale par des critiques acerbes allant jusqu’à la remise en cause du parcours du parti depuis 1997. L’un d’eux tout en colère a dénoncé le manque de décisions au sein des instances du parti en disant qu’ »au FFS, il y a absence de volonté réelle de changer, car certains se sont accaparés des appareils du parti ». Concernant l’échec qu’à subi le FFS à Boghni puisqu’aucune APC n’a pu être mise sous sa bannière lors des partielles, un intervenant a déploré la manière avec laquelle ont été préparées les listes qui pour lui « ressemblaient plus à des recrutements qu’à des choix de personnes pouvant représenter les couleurs du parti ». Enfin, d’autres militants, apparemment déçus, se sont insurgés contre la mise à l’écart de certains cadres d’où l’absence de clarté des débats ces dernières années au FFS.
M. H.
