La localité d’Aït Yahia Moussa, qui avait connu de graves problèmes d’approvisionnement en eau potable à partir du couloir dit « Ali Bounab », avait bénéficié, il y a quelques années, d’une enveloppe de près de 27 milliards de centimes pour venir à bout d’un projet d’une nouvelle conduite à partir de 3 forages. Presque tout a été réalisé mais le problème demeure encore pour les villages situés au nord de la commune, comme Hellil, Aït Amar Moussa, Tifaou, Ibouhrène, Chérifi, Izmourène ou encore Imaksénène. Les chefs des comités de ces hameaux avaient saisi à plusieurs reprises les différents responsables concernés, plus particulièrement les services de l’hydraulique. Une réunion s’était tenue, il y a un mois, plus précisément le 19 du mois passé où M. Hameg de l’hydraulique avait donné toutes les explications techniques sur la chaîne AEP de « Tachtiouine ». Ainsi, pour la commune de Aït Yahia Moussa, le pompage se faisait à partir de 2 forages (à ce jour 3). Au demeurant, le pompage de la SR3 vers la réserve de Chérifi qui intéresse ces villages contestataires doit fournir un volume de 500 m3 d’eau, soit au moins une dizaine d’heures de mise en marche. Malgré les explications, tous les présents étaient d’accord sur la persistance du problème de distribution. « La canalisation initiale à partir des forages a un diamètre de 150, mais lorsqu’elle arrive chez nous, on avait placé des tuyaux de diamètre 300, c’est là où réside le problème. Les services de l’hydraulique doivent refaire les conduites », nous a confié un membre d’un comité de village. Par ailleurs, avec l’arrivée des grandes chaleurs, la population, qui a tant patienté, ne veut pas que les 27 milliards du projet qui leur ont été octroyés, partent comme ça, dans l’air. Ils sont décidés à faire-valoir leur droit de citoyen.
Essaïd N’Aït Kaci