Voila qu’un tout nouveau commerce, un peu particulier, commence à prendre l’essor dans la ville de Larbaâ : la friperie. Il sont un nombre assez important de commerçants, à réaménager leurs locaux pour changer de commerce ; qui était épicerie ou même café maure, devient friperie.Si l’on entre dans ces magasins, on y trouve presque de tout et à un prix très abordable. Des vêtements et des chaussures pour enfant, pour femme ainsi que pour homme. La clientèle semble se rabattre sur ce marché comme en témoigne ces dizaines de magasins spécialisés en la matière qui ne désemplissent jamais. Les prix sont affichés sur chaque marchandise ; des tee-shirt à 50 DA, des chaussures à 200 DA, des blousants en cuir à 400 DA. Des prix attractifs et parfois irrésistibles, qui rendent des milliers de pères de famille, dont les bourses sont des plus dérisoires, heureux. A la question de connaître la provenance de ces produits, un fripier nous renseigne. “C’est des lots que les grossistes achètent en plusieurs pays d’Europe comme la Suisse, la Suède, l’Espagne et beaucoup d’autres. Nous, on achète à des prix différents, selon la nature et la qualité des produits”. En dépit des maladies et autres désagréments que ces pièces d’habillement usagées peuvent engendrer, une bonne partie de la société algérienne se rue sur la fripe, puisque cette dernière est ce qu’on appelle “le bon marché”. Ce qui éclaire davantage sur la situation économique de notre pays et l’appauvrissement progressif de la population.
K. Fridi
