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Les ambitions de la zone industrielle

Ce qui depuis plus d’une décennie est appelée “zone industrielle” de Bouira, le sera-t-il un jour dans la réalité ? Sur les 260 ha réservés à ce secteur dans la plaine agricole de Oued El Berdi, à 15 km au Sud-est du chef-lieu de wilaya, moins de 10% ont reçu une activité industrielle (Cosider, centre d’enfûtage de gaz butane et tannerie). L’expropriation des agriculteurs remonterait à 1983 pour des projets d’utilité publique. Cependant, la zone a souffert du déficit en certaines infrastructures et équipements publics (raccordement aux réseaux de distribution d’eau et de gaz naturel, assainissement…).Pour attirer les investisseurs et promouvoir une politique industrielle de haut niveau, les autorités locales, à commencer par la direction des mines et de l’industrie, ont conçu des projets structurants pour cette zone et dont la réalisation ne requiert pas des sommes faramineuses, au regard de la proximité des points d’alimentation. Pour l’approvisionnement en eau, Cosider est chargée de procéder au raccordement à partir du nouveau barrage de Tilesdit, ayant une capacité de 167 millions de m3 et situé à quelques kilomètres de la zone industrielle. De même pour le raccordement en gaz naturel, la conduite principale passe à proximité de la zone. Un autre avantage et qui n’est pas des moindres : le passage de l’autoroute est-ouest à la limite nord de la zone. Lors de la visite effectuée sur les lieux à la fin du mois de novembre dernier, le ministre de l’Industrie, Mahmoud Khoudri, a donné des instructions pour que le réseau téléphonique soit installé rapidement dans cette zone.Pour l’année 2006, il y est prévu cinq projets avec, à la clé, la création de quelques 3600 postes de travail. On notera le projet de plantation de deux papeteries qui devraient employer 3 500 travailleurs.Comme habituellement, dans une wilaya à vocation agricole, Bouira souffre d’un chômage chronique qui appelle une dynamisation des autres secteurs — industrie et service — pour qu’il soit épongé au moins partiellement. Dans ce contexte, la zone industrielle de Oued El Berdi constitue un grand espoir pour les jeunes diplômés ou simples ouvriers.

Amar Naït Messaoud

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