Les risques de fièvre aviaires ont-ils disparus ou alors, les consommateurs, rassurés et mieux informés, ne se laissent plus embobiner par les discours alarmistes ? Quoi qu’il en soit, les poulets se font plus nombreux sur les étals des boucheries, au grand plaisir des marchands mais aussi des amateurs de volaille ! En fait, même au plus fort de la crise, le poulet n’a pas disparu mais les quantités proposées, à cause de la fermeture de nombreux poulaillers, a provoqué la raréfaction de la denrée et, partant, l’augmentation vertigineuse de son prix. Les Algériens, faut-il le rappeler, sont de grands consommateurs de viande blanche et le poulet, notamment le poulet rôti, figurent parmi les plats de choix. Autrefois servi au cours des fêtes ou dans les familles riches, il a longtemps symbolisé l’aisance mais les « fast-food » ont fini par le banaliser et il est devenu à la portée de tout le monde. La crise aviaire a failli refaire du poulet un produit de luxe ! Même si les prix restent encore élevés, ils commencent à baisser, et les consommateurs se font de plus en plus nombreux ! Dans les restaurants et les rôtisseries également, le poulets n’est plus boudé : certes, on n’est pas revenu tout à fait à la consommation habituelle mais le sandwich poulet est de nouveau à l’honneur. Et avec l’été qui arrive, gageons que le poulet va retrouver son succès habituel. A moins bien sûr d’une nouvelle crise que personne, à commencer par les consommateurs, ne souhaite.
S. Aït Larba