Selon une source proche l’OPGI 80% des bénéficiaires des logements sociaux dans la wilaya de Bgayet ne s’acquittent pas de leurs loyers. Et ces loyers impayés représentent pour l’organisme chargé de la gestion des biens immobiliers quelque chose comme 20 milliards de centimes de manque à gagner. Un déficit difficile à combler. Les locataires insolvables indique notre source se répartissement en deux catégories essentielles. La première : Les administrations – l’éducation, les sociétés nationales, la santé, l’université ou autre qui ont obtenu des quotas de logements qui sont à leur tour attribués à leurs personnels sous forme de logements de fonction, à l’instar des logements socioéducatifs des établissements scolaires où les ordonnateurs doivent retenir le montant à la source, c’est-à-dire sur les salaires et les réserver à l’OPGI. Mais la réalité du terrain renseigne, soit par méconnaissance des textes, soit par négligence, les loyers ne sont payés ni par les administrations respectives ni par les bénéficiaires des logements en question. La seconde catégorie de citoyens qui ne paient pas leur loyer sont de toute évidence les passe-droits qui ont obtenu “leur logement à louer” sur simple coup de téléphone. Quant aux simples citoyens, rares sont, en effet, ceux qui ne s’acquittent pas régulièrement de leurs loyers et ce quel que soit le niveau de leur revenu.3 500 locataires, c’est-à-dire 50% des mauvais payeurs, révèle notre source, sont à ce jour poursuivis en justice. Et l’OPGI continuera à user de tous les moyens qui leur offre la loi pour récupérer ce que lui est dû.Par ailleurs, ajoute notre source, une grande enquête est lancée pour mettre en évidence tous les locataires qui, sans autorisation ont précédé à des modifications sur le bâti que ce soit dans les logements ou dans les locaux commerciaux.
B. Mouhoub
