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Vers une rencontre comités de villages, élus avec le wali de Tizi Ouzou

Ils ont décidé à l’obtenir cette audience avec le premier magistrat de la wilaya, en l’occurrence M. Hocine Mazouz, wali de Tizi Ouzou. En effet, les dizaines de comités de villages des deux communes de Maâtkas et de Souk El Ténine ne cessent, ces jours-ci, de se concerter avec les élus sur les meilleures manières de crier leur ras-le-bol quant à cette insécurité qui règne crescendo à travers toute la circonscription. Ainsi, deux réunions ont eu lieu dans la perspective d’étudier les meilleurs mécanismes à même de faire pression sur les pouvoirs publics pour le rétablissement de la sécurité et de la quiétude publique dans cette région qui a défrayé la chronique avec le crapuleux assassinat du petit Hadjar Ali lors d’un kidnapping qui a mal tourné à Souk El Ténine. La première réunion s’est déroulée ce jeudi 25 mai au siège d’APC de Maâtkas et a regroupé les comités de villages de ladite commune sous l’égide de l’édile de la municipalité. La deuxième assemblée similaire a eu lieu ce samedi 27 mai au siège de l’APC de Souk El Ténine pour le même ordre du jour. Il n’est pas donc exclu qu’une coordination des comités de villages de toute la daira verrait le jour pour précisément constituer une délégation qui ira à la rencontre du wali de Tizi Ouzou sous peu.Il mérite de rappeler qu’hormis les deux détachements de la garde communale implantés dans les deux chefs-lieux communaux et une unité de police qui, curieusement, ne fait que garder les locaux de l’ex-brigade de gendarmerie nationale, aucun autre service de sécurité compétent (police judiciaire) n’existe dans la daira de Maâtkas. L’annonce, en grande pompe, de l’inauguration d’une sûreté de daira pour ce mois de mai, n’est finalement qu’une lettre morte. Cette infrastructure policière actuellement en chantier risque de ne pas être opérationnelle pendant de longs mois, hélas ! En témoigne cette lenteur caractérisée dans ce chantier que beaucoup de monde ici aime à appeler “l’éternel chantier”.En somme, la recrudescence de la criminalité, particulièrement au niveau des chefs-lieux communaux, a atteint son paroxysme. Les agressions à main armée, les cambriolages, le trafic de stupéfiants… sont légion.Il est donc tout à fait légitime que la population s’organise et exige le rétablissement de la sécurité et de la quiétude publique dans les meilleurs délais. La Constitution ne garantit-elle pas la sécurité des citoyens et des biens ?

Idir Lounès

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