l A l’instar de toutes les régions du pays, les épreuves de la première session des examens de 6e ont eu lieu dans la commune de Béni Maouche, le samedi passé. Au-delà des conditions parfaites dans lesquelles elles se sont déroulées, nous avons constaté suite à une tournée effectuée dans les trois centres réservés pour l’événement, que les sujets proposés étaient loin d’être à la portée des candidats. A titre d’exemple, il y avait dans le sujet de maths un exercice (le deuxième) que même les enseignants ont trouvé des difficultés à résoudre. Dans l’épreuve d’arabe, le texte proposé à l’étude et qui traitait de « la réconciliation » était d’après les dires d’un enseignant « à connotation politique et moralisateur, et donc en décalage par rapport au niveau des élèves, habitués à des textes plus simples ». Le seul sujet abordable était celui de la langue française, même si le texte traite, selon notre interlocuteur, « des droits de l’enfant totalement ignorés par nos potaches ». Tout compte fait, cette session peut réserver des surprises de taille quand les résultats seront connus. Espérons tout de même que le seuil fatidique de la moyenne éliminatoire (5/10) ne soit pas dépassé pour bénéficier au moins du rachat. Dans le cas contraire, les élèves dont la moyenne est inférieure à 5/10 passeront la deuxième session le 24 juin prochain, en pleine canicule. Ce n’est qu’une preuve de plus pour ceux qui mettent à l’index le système d’enseignement et remettent en cause les méthodes en vigueur. Ceci donne à réfléchir…
A. M. A.