La Dépêche de Kabylie

Grève du CNES, état des lieux

En cette matinée du mardi, au campus d’Aboudaou la tendance affichée va de l’expectative à la suspicion. Les effets de la grève étaient visibles sur les visage des étudiants et ceux des enseignants. C’est en effet à un climat tendu que nous avons eu affaire en cette journée loin d’être normale, durant laquelle tout porte à croire que tout le monde est déboussolé. Des grappes d’étudiants commençaient à se former dès les premières heures pour décider de la tenue ou non des examens, ce qui paraît paradoxal vu que ce sont les enseignants qui sont en grève. La raison de cet état des lieux un peu superflue est que les étudiants du campus d’Aboudaou se sont mêlés et voulaient dire leur mot en tenant, ce qu’il appellent, des tables d’informations et des assemblées générales pour informer, s’informer et suivre le mouvement. C’est de cette façon qu’il ont voulu offrir à leur camarades l’opportunité de s’exprimer et de prendre position car même s’ils sont les premiers concernés, il n’arrivent pas à saisir l’enjeu et en appréhendent même l’aboutissement. C’est en effet, sous prétexte qu’ils sont perturbés par l’anarchie crée par les grévistes et ceux qui les soutiennent que les étudiants refusent de se rendre aux amphis et menacent même de fermer les cités universitaires si ce climat persiste. La tendance est la même au niveau de tous les départements, et même s’il y a certains récalcitrants qui tentent de briser le mouvement en tentant de tenir les examens, la tendance est pour le report afin que les épreuves aient lieu dans les conditions propices. Wait and see !

A. M. A.

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