Invité hier de la Chaîne I de la Radio nationale, M. Boubekeur Benbouzid, ministre de l’Education nationale, a réitéré la nécessité du maintien de la deuxième session de l’examen de fin de cycle de l’enseignement primaire (ex-6°). « Notre objectif en cela, consiste à élever le taux de réussite pour cet examen à plus de 90% », a affirmé le ministre. La nouveauté dans cet examen, pour l’année en cours est son caractère national, il est donc unifié, alors que la région du sud avait son examen et le nord avait le sien, l’année dernière.Les candidats qui n’ont pas été reçus à la première session, auront une deuxième chance d’accéder à l’enseignement moyen. Cet examen, sera précédé par des cours de rattrapage et d’un suivi personnalisé dans les matières qui auraient causé l’échec des candidats, a tenu à expliquer le responsable de l’éducation. Chose qui entre dans le cadre du nouveau système d’évaluation.Pour les examens de fin d’année, l’Etat consacre 200 milliards de centimes, cette année 50 milliards ont été rajoutés, une somme qui sera destinée aux primes quotidiennes forfaitaires et aux correcteurs. L’augmentation sera de 60 à 100%, même ceux du primaire en seront bénéficiaires.Tout en précisant que l’Algérie est le seul pays à organiser ses examens en une seule session, il dira que l’objectif est de finir avec le système de rachat, qui a disparu depuis trois ans et à tous les niveaux. Au milieu des années 90, le taux de réussite au bac était de 12%, le rachat représentait alors 60%. “Actuellement nous enregistrons de 37 à 40% de réussite sans rachat. En appliquant ce système nous pouvons réaliser 70% de réussite”. “Avec les réformes en cours, nous souhaitons atteindre un taux de réussite de 70% sans rachat”, dira Benbouzid Selon toujours le ministre, cette année verra la réduction des filières du bac à 6, alors qu’elles étaient de 28 avant d’être à 15, les années précédentes. Pour l’évaluation dans les examens, le ministre dira qu’elle est loin d’être politique “c’est un travail de spécialistes’’. A une évaluation des réformes, après trois années de leur mise en pratique, l’invité de la radio, dira que leur processus se poursuivra progressivement. Ainsi, la langue française précédemment initiée à la deuxième année, sera décalée à la troisième année pour l’année prochaine. Pour éviter les mêmes problèmes de distribution des manuels scolaires rencontrés l’année dernière, 90% seront dans les établissements scolaires avant le 5 juillet prochain. Aussi, le ministre a évoqué les constantes nationales dans le cadre de la réforme du système éducatif. Le volume horaire et le coefficient de la langue arabe seront revus à la hausse, l’histoire sera introduite dans plusieurs branches et tamazight sera enseignée à partir de la 4e année. A propos de l’enseignement de tamazight, le ministre a affirmé que 130 postes budgétaires sont prévus “je suis disposé à en rajouter d’autres”. Pour les écoles privées, le ministre dira que d’ici fin juin, son département rendra publique la liste où les parents pourront inscrire leurs enfants.
Naïma B.
