Coïncidant avec le fin de l’année scolaire, la fête internationale de l’enfant aura pleinement profité aux enfants de la localité de Draâ El Mizan. Pour prolonger cet événement dans le temps et permettre aux chérubins de s’en approprier, l’association Amgud récemment créée pour protéger l’enfant en particulier, et le jeune en général, organise une quinzaine de l’enfance avec la participation de la maison de jeunes Mansouri Arezki. « On aimerait que l’année entière soit une fête pour nos enfants. Notre association fera tout pour protéger cette catégorie de personnes ô combien vulnérable, notamment dans notre environnement qui lui parfois est défavorable », nous a déclaré au coup d’envoi donné avant-hier, le président de l’association Amgud, en la personne de M. Larbi Karim. La première journée de cette manifestation a été marquée dans la matinée par une kermese à la faveur des dizaines d’enfants venus en masse. En effet, dans une ambiance de fête ponctuée par de nombreux jeux, les petits bambins se sont donné à cœur joie. Les vainqueurs ont eu droit tout de même à de modestes présents. Dans une grande salle, sont placardées des coupures de journaux qui avaient traité le sujet dans leurs colonnes. Les petits enfants ont découvert que la convention des droits de l’enfant leur conférait tout : droit à l’éducation, droit d’opinion, droit d’expression, droit à la santé. « J’ai trouvé la question posée à l’épreuve de français à l’examen de 6e. Non seulement, j’ai relevé les droits demandés mais aussi j’ai écrit que la loi nous protège », dit Siham à sa copine Soumaya. Dans l’après-midi, une conférence a été donnée sur le thème des droits de l’enfant. « Dans notre pays, on ne peut pas parler des droits de l’enfant si l’on n’abordait par les droits de l’homme. Il faut d’abord que le père ait un toit et un poste de travail pour ensuite enchaîner les droits de ses enfants. Or, parfois ce n’est pas le cas », a expliqué le conférencier. Et d’ajouter : « Notre pays a ratifié toutes les conventions internationales à ce sujet, mais il faut dire que sur le terrain, il n’en est rien. Pourtant, les textes sont aussi clairs que ceux des pays développés ». De nombreux intervenants ont posé des questions sur ce devrait se faire pour protéger les enfants. Cette quinzaine continuera jusqu’au douze du mois en cours. D’autres activités sont au programme, telle la visite que feront les membres de l’association Amgud ainsi que les élus de l’APC aux enfants hospitalisés au service de pédiatrie de l’hôpital Krim Belkacem de Draâ El Mizan. De telles initiatives sont à encourager surtout qu’elles sont destinées aux innocents. Souhaitons leur, par la même occasion, bonne fête.
Amar Ouramdane
