Les handicapés attendent leurs pensions

Il semblerait qu’on parle de cette catégorie de personnes que deux fois par an : le trois décembre, Journée mondiale des handicapés et le 14 mars, Journée nationale des handicapés. Depuis cinq mois, selon des handicapés qui nous ont sollicités, la pension de 3000 dinars attribuée aux personnes présentant un handicap de 100 % ne leur a pas été attribuée. « C’est notre seule ressource, juste pour couvrir les dépenses du pain et du lait en petites quantités, il faut attendre cinq mois pour se faire payer. Nous lançons un appel en direction des responsables de la DAS pour nous la verser mensuellement. Pourquoi faut-il attendre cinq mois ? », nous a déclaré un handicapé de la région de Draâ El Mizan. Renseignements pris, nous avons pris attache avec le président de l’association des handicapés de cette commune qui nous a confirmé les propos de notre premier interlocuteur. Profitant de cette occasion, le représentant de ces personnes aurait souhaité qu’on accordât cette pension même aux handicapés mineurs. Car, faudra-t-il le dire, un handicapé sur fauteuil roulant ne peut aspirer à cette « aide » s’il n’est pas âgé de dix huit ans et plus. Pourtant, il est nécessaire de couvrir de surcroît ces personnes dans l’entretien nécessite aux parents de gros moyens financiers. M. Hamid Ingrachen, président de l’Association de l’insertion des handicapés par le travail a réitéré son appel en direction des autorités locales afin de leur octroyer un siège accessible au lancement, notamment, d’un club informatique sur lequel ils comptent apporter énormément aux handicapés. « Si l’accès au siège était facile, de nombreux handicapés sur fauteuils roulants pourraient poursuivre une formation en informatique », a ajouté ce deuxième interlocuteur. En tout cas, les handicapés ne sont gavés que de promesses non tenues. Ce qui les a poussé à lancer des appels de détresse au ministre chargé des affaires sociale en invitant les organismes concernés à appliquer toutes les décisions prises en leur faveur.

A. O.