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70 communications pour comprendre l’environnement

Pas moins d’une centaine de chercheurs et universitaires ont pris part hier au troisième séminaire scientifique et technique sur l’environnement organisé à l’université Mouloud-Mammeri, en présence d’une assistance très nombreuse.Dans son allocution d’ouverture, le professeur Arezki Derridj a déclaré que le premier objectif de ses journées est de réunir les compétences des différentes institutions nationales et étrangères pour faire le point sur l’état des connaissances et confronter leurs résultats dans le domaine de l’environnement.«Notre second objectif est d’associer la société civile et les entreprises concernées par les émissions des polluants ou/et celles engagées dans les technologies de lutte entre les nuisances environnementales telles que la récupération et la valorisation des déchets», indique t-il. Et d’affirmer que la finalité de cette activité est d’amorcer un débat, qui s’étalera sur deux jours, pour aborder résolument les problèmes de l’environnement et de leurs conséquences sur la biodiversité et la santé publique, en envisageant conjointement des stratégies diversifiées pour limiter les impacts. Ce programme qui comprend 70 communications, traitera de tous les thèmes inhérents à l’environnement. Il s’intègre également, selon les organisateurs dans le programme général des activités environnementales de l’Algérie, qui a été retenue cette année, rappelons-le, par le programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).Traitant des cas des perturbateurs endocriniens, dans une communication intitulée «outils biologiques de surveillance des polluants organiques dans les milieux aquatiques», le chercheur à l’institut (INERIS de France) Sélim Ait Aissa a déclaré qu’un très grand nombre de substances chimiques issues de différentes activités sont rejetées dans les milieux aquatiques et contribuent à une contamination croissante des ressources en eau. «L’un des défis actuels en écotoxicologie», dira t-il, «consiste donc à développer des outils sensibles permettant d’évaluer les effets des polluants chimiques dans la biosphère”. Ces outils, selon le communicant, sont basés sur le mécanisme d’action toxique des substances particulièrement adaptés pour répondre à cette attente.Pour illustrer son exposé, M. Aït Aïssa a présenté des tests biologiques in vitro sur les perturbateurs endocriniens pour leur étude et évaluation. En conclusion, des exemples d’application in situ à l’évaluation des niveaux de contamination du milieu aquatique par les PE et de leurs effets sur les poissons, mesurés à l’aide de bio marqueurs,dans différents contextes de pollution ont été présentés.De son côté, Nour Bentous, responsable des traitements de lixiviats dans la société française Veolia Propreté Lyon a mis en exergue l’expérience de la gestion optimale de ce liquide dans les centres d’enfouissement techniques.Le sujet qui a plus, attirer l’attention de l’assistance a trait à la politique de développement rural en Méditerranée développé par le chercheur à l’institut de Montpellier, M Omar Bessaoud. Il a déclaré : “Contrairement à ce que l’on pense, la paysannerie a été contrariée dans son développement et les conditions n’ont jamais été réunies.” Pour l’orateur 40 % de la population reste rurale, et il y a une typologie de superposition entre le monde rural et agricole. A cet effet, le chercheur pense qu’il faut actuellement encourager les populations à investir même à l’extérieur pour qu’elles puissent se prendre en charge à l’intérieur.

M. Ait Frawsen

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