L’enlèvement, comme nouvelle forme de délinquance

Après les braquages de banques et d’agences postales, le kidnapping est devenu l’une des manifestations les plus spectaculaire de la délinquance en Kabylie. Quand on lit les journaux, on se demande si les faits relatés se déroulent bien en Algérie… Comme dans les plus mauvais films policiers, des délinquants, souvent de petits minables, enlèvent de paisibles citoyens et exigent pour leur libération des sommes allant de quelques millions de dinars à plusieurs milliards de centimes ! si des personnes enlevées ont pu être retrouvées saines et sauves, d’autres ont été froidement exécutées. C’est le cas du jeune garçon de douze ans dont le meurtre a ému et révolté toute la Kabylie… Des gens, lassés par cette évolution dangereuse de la délinquance, ont manifesté, d’autres crient leur ras-le-bol et tremblent pour leurs biens et leurs personnes. Tous ont compris que personne n’est plus en sécurité. La Kabylie ne veut pas devenir le repaire des kidnappeurs, elle ne veut pas devenir la Chicago ou la Sicile de l’Algérie et le crie chaque jour un peu plus fort. Il est vrai que le départ de la gendarmerie d’un grand nombre de localités, à la suite des douloureux événements du Printemps noir, a encouragé toutes les formes de banditisme, y compris les rapts mais d’autres facteurs, comme le chômage et la malvie, expliquent aussi cette situation. . La Kabylie, hier à l’avant-garde de la lutte pour la libération, aujourd’hui un des pôles du combat pour la démocratie et le progrès, mérite un sort meilleur.

S. Aït Larba