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Examen du BEF : un seul centre pour la daïra

C’est le CEM Amer Ath Chikh, en tant qu’établissement du chef-lieu de daïra, qui a été choisi pour abriter l’examen du Brevet d’enseignement fondamental pour les élèves des six collèges représentant les communes de Abi Youcef (un), Ait Yahia (trois) et Ain El Hammam (deux). Contrairement aux années précédentes, le nombre de candidats au Brevet de 2006 n’est que de 360 inscrits. Rappelons que l’année scolaire 2005/2006 est la dernière année de l’école fondamentale et qu’à partir de l’an prochain, il cédera la place au BEM. Les élèves non admis en première AS et non atteints par la limite d’âge, c’est-à-dire ceux nés après 1991, ne seront pas nombreux l’an prochain. Ce qui a conduit les responsables à envisager la création d’une seule classe spéciale, au niveau de la daïra, pour cette catégorie d’élèves. S’agissant de l’examen de cette année, les apprenants interrogés se sont montrés confiants quant à son issue. La plupart d’entre eux ont affirmé que les épreuves étaient abordables. Les professeurs abondent dans le même sens affirmant que le BEF “est à la portée de l’élève moyen”. Cependant, les enseignants ont attiré notre attention sur une question relative au vocabulaire de l’épreuve d’anglais, sur laquelle les élèves ont buté. D’après plusieurs enseignants de la matière, il était demandé aux candidats de relever du texte donnée le synonyme sur le mot “nearly” alors que celui-ci ne s’y trouvait pas. Nul doute que cette méprise sera prise en compte lors de la correction des copies pour ne pas léser les élèves. Il reste qu’au vu de ce que nous avons constaté, les épreuves se sont déroulées dans la sérénité, dans une ambiance de fête. Dans la cour, les enfants ne donnaient pas l’impression d’être sous pression et ceux que nous avons interrogés ont été unanimes à dire “ce n’est pas difficile.” Les candidats ainsi que les 75 enseignants ont été tous conviés à déjeuner, gratuitement, au réfectoire du CEM, durant les trois jours de l’examen. Comme à chaque session, les surveillants soulèvent le problème des primes de surveillance octroyées, suivant le grade. Ainsi, un PES sera rémunéré plus qu’un PEF, qui lui, recevra une rémunération plus importante que celle d’un instituteur. Pourtant le travail est le même, il n’y a aucune raison qu’on déroge à la fameuse règle qui dit “à travail égal, salaire égal”. Quant aux collégiens, soulagés d’en avoir fini avec les épreuves, ils doivent encore attendre le 19 juin, date de la proclamation des résultats, pour enfin, être fixés sur leur passage au lycée.

Nacer B.

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