Stagiaires et enseignants du CFPA demandent l’ouverture de la cantine

Les problèmes auxquels font face le personnel ainsi que les élèves du centre de formation professionnelle d’Iferhounène sont étalés au grand jour par les concernés. Les différents rapports (dont nous détenons des copies), établis par le collectif des enseignants et adressés à la tutelle, dénoncent les mauvaises conditions de vie dans leur établissement. La lecture des requêtes nous indique clairement qu’un malaise ayant trait aux relations entre l’administration et les apprenants et leurs enseignants couve dans l’établissement. Entre autres problèmes signalés, celui de la restauration du personnel et des stagiaires semble tenir à cœur aux concernés. La plupart des élèves et des professeurs résident loin de l’établissement (plus de dix kms pour certains). Ainsi, il ressort que malgré plusieurs demandes, le centre situé loin de la ville est toujours dépourvu d’une cantine. La route menant au centre ne débouchant nulle part ailleurs, accentue son isolement du fait qu’il n’est pas desservi par les fourgons de transport. Les élèves se trouvent donc dans l’obligation de se rendre en ville, à midi, afin de s’y restaurer. Leurs maigres moyens ne leur permettent, souvent, de casser la croûte que dans des gargotes bon marché dont l’hygiène et la qualité des repas laissent à désirer. Si lors de la belle saison, les stagiaires peuvent se contenter d’un repas froid, la situation est différente en hiver (d’octobre à mai). Lorsqu’arrive la neige et que le froid d’Iferhounène vous transperce le corps, un repas chaud ne peut être de trop. Par ailleurs, dans ces contrées montagneuses, le problème se pose avec plus d’acuité lorsqu’il s’agit des filles. Une cantine a pourtant été construite pour faire face à la demande. Cette année, elle vient d’être dotée d’une batterie de cuisine. Cependant, elle attend sa mise en service qui, d’après nos informations, ne viendrait pas de sitôt puisque son budget de fonctionnement n’est pas prévu pour l’an prochain. Il en est de même du personnel supplémentaire, nécessaire au fonctionnement des cuisines et du réfectoire, qui ne serait pas encore affecté au centre. Un petit effort est attendu de la direction du centre et de sa tutelle. Une cantine ne devrait pas être considérée comme un luxe, en 2006.

Nacer B.