La Dépêche de Kabylie

Les agents de laboratoire réclament un nouveau statut

Le dossier du statut particulier de la Fonction publique, qui intéresse ces jours-ci les autorités du pays et le gouvernement chargé de son exécution, ne manque pas de susciter des remous dans les milieux des travailleurs et de soulever des interrogations chez de nombreux fonctionnaires notamment ceux qui aspirent à un changement quelconque, de corps, de statut, d’intitulé ou autre. L’une des franges de fonctionnaires ayant exprimé par le passé son rejet de l’intitulé dont on lui a collé sans aucune concertation et d’une façon qualifiée d’aberrante est celle des : « Aides et assistants techniques de laboratoire » travaillant en particulier dans les établissements scolaires. Relevant du corps commun cette catégorie de fonctionnaires hérite toujours de la dénomination « d’Adjoints techniques de laboratoire » en dépit des multiples correspondances envoyées à qui de droit depuis l’année 2004 et les doléances tant de fois réitérées. Dans la lettre qu’ils avaient adressée au ministre de Tutelle, les concernés estiment que le statut dont ils jouissent actuellement est loin de refléter la tâche qu’ils accomplissent au sein des établissements scolaires. En effet, « notre mission est beaucoup plus importante, car on est appelé à assister les enseignants dans leur travail au niveau les laboratoires et à manipuler le matériel qui s’y trouve. On est constamment avec les élèves et notre travail est beaucoup plus pédagogique », lit-on dans l’un des lettres de doléances. A cet égard, ces protestataires, qui demandent de changer de dénomination et de statut par voie de conséquence, attestent que leur rôle dans les institutions éducatives est complémentaire au travail de l’enseignant qui ne peut être parfait sans leur présence et leur aide tant sur le plan pédagogique que pratique. Car, selon l’écrit qui nous a été remis, leur mission consiste : « D’une part, à aider et éduquer les élèves en l’absence du professeur et en sa présence, et d’autre part, à veiller sur le bon déroulement des cours pratiques et à la réussite des expériences… », ajoutent les rédacteurs de la correspondance qui précisent plus loin que la formation qu’ils avaient reçue dans les instituts technologiques de l’éducation en qualité d’assistants techniques de laboratoire devrait suffire pour leur permettre de jouir d’un statut au sein du secteur de l’enseignement et de quitter le corps commun. Au terme des arguments cités plus haut et de nombreux autres évoqués dans les écrits des plaignants, ces derniers exhortent les pouvoirs publics et en particulier le ministre de l’Education à revoir leur cas et de les intégrer dans le corps de l’enseignement en leur attribuant le statut : « d’Aides et assistants techniques de laboratoire ».

Anis S.

Quitter la version mobile