A l’aube de l’indépendance, les Algériens ont hérité d’un pays complètement ruiné, après sept années de guerre sans merci, où tous les moyens atroces (politique de la terre brûlée, la déportation, la déscolarisation, la spoliation des terres aux autochtones, etc) y ont été utilisés par un pays colonisateur par excellence. Alors, la reconstruction du pays était un véritable défit à relever par les dirigeants de l’époque, à l’image du secteur de l’enseignement où le peuple était à majorité analphabète, idem pour la santé, l’industrialisation, l’agriculture, et bien sûr l’électrification et le désenclavement des villages dont le processus est toujours en vigueur mais dont la bataille est loin d’être gagnée. A M’chedallh, l’électrification rurale a débuté au début des années soixante-dix. On cite les villages « At Yevrahim et Raffour », pour atteindre le hameau le plus reculé de la commune durant les années quatre-vingt-dix. Tout de même, un petit quartier dit « Boulise », limitrophe du village Raffour, sombre toujours dans le noir. D’après le premier magistrat de la commune, en l’occurrence, Mas « Zekri Hamid », ce quartier aurait dû être électrifié depuis belle lurette n’était l’opposition affichée par un propriétaire terrien qui avait bloqué tous les projets entrepris dans ce sens, auparavant. Mais d’après le même interlocuteur, le projet d’électrification de ce bourg est acquis et les travaux débuteront incessamment. Ainsi prendra fin, pour une vingtaine de foyers le cauchemar qui a duré plusieurs décennies.
Farid A.