Le bac, un examen démocratique

On a beau critiquer le bac, dire que c’est un examen stressant ou encore un moyen de sélection : c’est une conquête démocratique ! Son institution en Europe, au dix-neuvième siècle, répondait à un besoin de justice : lutter contre les privilèges accordés à la noblesse qui pouvait acheter des charges pour exercer les plus hautes fonctions. Il fallait instituer et instaurer un moyen de recrutement fondé non pas sur l’origine sociale mais sur les seules compétences. Et cet examen qui devait aussi ouvrir, aux plus méritants, les portes de l’université, c’est le bac ! Le principe essentiel de l’examen est l’épreuve écrite parce qu’elle se déroule dans l’anonymat et permet ainsi de juger, en dehors de toute subjectivité, les capacités du candidat. Dans certains pays, on organise aussi des épreuves écrites mais le plus souvent il s’agit de matières secondaires, qui ne peuvent donc décider du sort du candidat. Par la suite, pour assurer encore plus d’objectivité à l’examen, on a institué le système de la double correction et, parfois, comme c’est le cas en Algérie, quand l’écart entre les deux premières corrections est trop grand, une troisième correction est requise. On note ça et là, dans le monde des tentatives de fraudes, avec la fuite des sujets : ces déviations provoquent toujours des scandales car elles remettent justement en cause le caractère démocratique et impartial du baccalauréat…

S. Aït Larba