Une atmosphère bon enfant

Dimanche, deuxième jour de l’examen du bac. Il est 7h30 mn et le soleil commence déjà à cogner fortement. Devant le portail du lycée d’Adekar, il y a une grande foule. Des candidats, des enseignants, des curieux… Certains commencent à entrer au centre d’examen, d’autres patientaient benoitement dehors en devisant sur le sujet de l’heure : le baccalauréat. A l’intérieur du centre, les enseignants s’agglutinaient devant une affiche, c’est le tableau de surveillance. Chacun cherchait frénétiquement son nom, en priant inpetto de ne pas voir y figurer son nom. « On dirait les résultats du bac », s’exclama quelqu’un. La sonnerie fait le rappel des troupes. On rejoignit par grappes les salles de classes. Des enseignants-surveillants ne connaissant visiblement pas le lycée, demandaient leur chemin. Un brouhaha indescriptible s’installa pour un long moment. « Qu’est-ce que vous avez ce matin ? », demande l’un des surveillants. « Les maths ! », lui répond-on. Le centre d’examen d’Adekkar reçoit pour cette année, 299 candidats dont deux absents, encadrés par une soixantaine d’enseignants pris, tous, des CEM et des écoles primaires de la région. « Toutes les conditions pour le bon déroulement de l’examen sont réunies », nous déclare M. Mouhoubi, le directeur du centre. C’est vrai comme chaque année, il y a quelques récriminations de la part de certains enseignants qui se disent lésés par cette loi qui les contraint à payer leur repos de midi, c’est vrai aussi qu’il n’y a pas d’eau minérale à boire comme le souhaitent les candidats, c’est vrai aussi qu’il y a des candidats qui sont sujets au stress qui les empêchent de traiter calmement leurs sujets. Mais cependant, tout ceci est somme toute normal et n’enlève en rien à l’atmosphère bon enfant qui prévaut. Ici, les candidats sont d’un calme exemplaire, contrairement à ce qui se raconte dans certains établissements où l’on assiste, dit-on, à des manifestations de violence de la part de certains candidats. Pour le niveau des sujets proposés, il est, de l’avis de plusieurs candidats, à la portée de tous. « C’est vrai qu’on a bavé dans l’épreuve de maths, ce matin, mais pour les autres sujets, c’est jouable ! », nous dit une candidate section sciences de la vie et de la nature. Même son de cloche chez Mourad, un candidat Littérature et sciences humaines. « C’est abordable pour l’instant, on verra après, la réalité des choses ! ».

Boualem B.