Escalade des prix des fruits et légumes

Les fruits et légumes sont devenus quasiment inaccessibles aux citoyens bouiris. Non pas en matière de rareté ou d’une quelconque indisponibilité mais à cause de leurs prix qui se sont stabilisés depuis quelque temps dans une « fourchette » à laquelle les bourses ne peuvent répondre. En effet, que ce soit au niveau du marché de la ville ou dans les magasins, la situation est identique car les prix dépassent les moyens financiers des citoyens. La pomme de terre, l’aliment le plus utilisé malgré sa mauvaise qualité, oscille entre 30 et 40 DA, l’oignon et la carotte, eux également n’ont pas connu de baisse puisqu’ils sont vendus à 30 et 35 DA le kg. La salade verte (laitue)est fixée à 60 DA le kilo, et quand on sait qu’une bonne partie de ses feuilles, une fois achetée sera jetée à la poubelle, le prix de vente n’est que la face apparente. Ce qui sera consommable reviendra en fait à près de 80 DA. Quand à la courgette, la tomate, le piment et le poivron, leur côte est montée d’un cran et leur prix dépasse largement les 100 DA. C’est dire l’embarras des pères de familles qui doivent se priver de certains aliments pour n’en acheter que l’essentiel : pomme de terre et oignon. Concernant les fruits, le constat est le même. La banane, qui se vendait à 70 DA le kg il y a deux ou trois semaines, a presque doublée. La moins touchée, la plus présentable est cédée à 130 DA. Sinon c’est entre 110 et 120 DA. L’orange est également vendue à un prix qui ne devrait pas être le sien. La moins acide se vend à 120 DA. Un prix qui fait fuir les bourses. Certes, il y a des oranges qui sont abordables à 35 DA le kilo. Mais celles-ci ont subi les conséquences des dernières chutes de neige, petit calibrage, peau dure, goût d’une grande acidité. C’est juste si elles sont bonnes pour des jus. Quant aux pommes et autres produits « de luxe » leurs prix vous donnent le tournis. La Golden et la Reinette dépassent les 180 DA le kilo. C’est extrêmement onéreux pour le commun des mortels bouiris. Les commerçants trouveront toujours des arguties à cette flambée des prix. D’ailleurs, ils vous diront que la pomme de terre provient de Chlef, les fèves de M’sila et tutti contis. Comprendre par là l’achat des produits en 2e ou 3e main. Mais est-ce réellement la raison ? Le laxisme des pouvoirs publics n’y a-t-il pas concouru ?

B. Mechoub