Les retraités de la Société d’injection plastique et articles scolaires, filiale du groupe ENPC domiciliée à Draâ El Mizan ne décolèrent pas, après avoir reçu de la mutuelle de l’industrie du pétrole les décisions de notification conditionnelle d’attribution de la pension complémentaire de retraite (PCR). En fait, ce qui dérange ces retraités, dont la plupart sont des fils de chahids ayant bénéficiés d’une bonification de 7 ans et demi, est que le paiement de la PCR n’interviendra qu’après qu’ils aients atteint l’âge de 60 ans. Désormais, cette décision contredit le contrat d’engagement entre les employés au sein de la société et la filiale du groupe ENPC qui, signalons-le, stipule qu’après versement du montant servant de rachat de la période antérieure au 1er mai 1998, les postulants à la retraite bénéficieront d’un taux PCR équivalent à leur ancienneté dans l’entreprise. Ainsi, il est clair que rien n’indique de ce fait qu’il y a un âge légal pour percevoir la pension complémentaire comme cela est précisé dans les décisions envoyées aux intéressés. Certes, la mutuelle de l’industrie du pétrole justifie sa démarche par des ordonnances modifiées et des articles régissant ses statuts mais pour l’un des contestataires que nous avons rencontré, « l’inconvénient réside dans le fait que l’ensemble des travailleurs lorsqu’ils ont décidé de souscrire pour avoir cet avantage, ils n’ont jamais pensé que leur pension complémentaire serait retardée à un tel âge ». D’autant que les premiers bénéficiaires ont acquis cet avantage juste après leur mise à la retraite par la CNR, ce qui a contribué nettement à améliorer leurs rentes. C’est ce que revendiquent ces pères de famille en leur accordant la PCR à partir de la première notification de retraite comme cela se fait sous d’autres cieux.
M. Haddadi
